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49e édition de la Journée nationale de l’arbre au Togo : la FAEA et Golfe 1 lancent une offensive verte à Anfamé

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Face à l’avancée des effets du dérèglement climatique et à l’érosion progressive des ressources naturelles, chaque arbre mis en terre devient un rempart contre la dégradation de l’environnement. À Akodésséwa-Anfamé, dans la commune du Golfe 1, la célébration de la Journée nationale de l’Arbre 2026 s’est ainsi transformée en un puissant acte citoyen. Portée par l’Association Femme en Action pour l’Eau et l’Assainissement (FAEA) et la municipalité, l’initiative a permis la plantation de plus de 160 jeunes plants de gaïac sur un site public, marquant une contribution tangible à la reconquête du couvert végétal.

Au-delà de la symbolique, cette opération s’inscrit dans une vision durable visant à restaurer les équilibres écologiques et à améliorer le cadre de vie des populations. Le choix du gaïac n’est d’ailleurs pas anodin. Cette essence, réputée pour sa robustesse et ses qualités environnementales, constitue un levier important pour renforcer la biodiversité locale et accroître la résilience des écosystèmes soumis à de multiples pressions climatiques et humaines.

Cette mobilisation collective a également été saluée par le Directeur des Services Techniques de la Commune du Golfe 1, Lady Etsè. Selon lui, la Journée nationale de l’Arbre demeure l’un des rendez-vous citoyens les plus emblématiques du pays, rappelant à chacun sa responsabilité dans la préservation du patrimoine naturel.

« La Journée nationale de l’arbre est un événement majeur qui rappelle à chaque citoyen son rôle dans la préservation de l’environnement à travers la mise en terre des plants, comme institué par l’ancien président feu Gnassingbé Eyadema », a-t-il indiqué.

Le responsable technique s’est particulièrement félicité de l’engouement observé sur le site de reboisement. Associations, agents municipaux, responsables des Comités de Développement de Quartier (CDQ) et populations riveraines ont répondu massivement à l’appel, traduisant une prise de conscience croissante des enjeux liés à la protection de l’environnement.

« Nous avons vu la mobilisation des associations, du personnel de la Mairie de Golfe 1, des responsables et membres des CDQ et des populations riveraines, témoignant ainsi de leur volonté de participer à la protection et à la préservation de l’environnement », a-t-il souligné.

Pour la présidente de la FAEA, Mme Carole Aghey, planter un arbre revient à poser un acte concret en faveur des générations futures. Elle considère le reboisement comme un investissement écologique à long terme, capable de préserver les ressources vitales dont dépend le bien-être des communautés.

« Chaque arbre planté constitue un investissement pour l’avenir, un geste concret en faveur des générations futures et un symbole d’espoir pour un environnement plus sain », a-t-elle déclaré.

La responsable associative a également insisté sur l’interdépendance entre la protection de l’environnement, l’accès à l’eau potable et les conditions d’assainissement. Selon elle, la disparition progressive du couvert végétal fragilise les ressources hydriques et accentue la vulnérabilité des populations déjà exposées aux conséquences du changement climatique. C’est dans cette perspective que la FAEA entend poursuivre ses campagnes de sensibilisation et renforcer la mobilisation citoyenne autour des bonnes pratiques environnementales.

Cette dynamique ne s’arrêtera pas à Akodésséwa-Anfamé. La commune prévoit de poursuivre la campagne de reboisement jusqu’au 30 juin sur plusieurs autres sites stratégiques identifiés sur son territoire.

« Sur ce site officiel, c’est une campagne qui démarre le 1er juin et qui se poursuit jusqu’au 30 juin. Nous avons mis en terre 160 jeunes plants de gaïac ici. Il y a d’autres sites qui ont été retenus et sur lesquels nous allons poursuivre la campagne », a précisé Lady Etsè.

La FAEA et la Commune du Golfe 1 à travers cette action concertée, démontrent que la restauration du couvert végétal ne peut être efficace que lorsqu’elle repose sur une alliance forte entre collectivités locales, organisations de la société civile et communautés. Une synergie qui contribue à reverdir durablement les espaces urbains tout en consolidant une véritable culture de responsabilité environnementale au service d’un développement durable et inclusif.