Université de Kara – AOCTAH : un partenariat stratégique pour transformer le commerce transfrontalier en levier de développement régional

L’Université de Kara franchit un nouveau cap dans son ouverture sur l’espace ouest-africain. Le 22 juillet 2026, sur le campus Nord, l’institution universitaire et l’Association Ouest Africaine du Commerce Transfrontalier des Produits Alimentaires, Agro-Sylvo-Pastoraux et Halieutiques (AOCTAH) ont scellé une convention-cadre appelée à redéfinir les passerelles entre recherche scientifique, innovation et économie réelle.
Derrière la signature de cet accord se dessine une ambition plus large : faire du savoir académique un instrument concret de transformation des territoires, en mettant la science au service des filières agricoles, pastorales, forestières et halieutiques de la sous-région.
L’accord a été paraphé par la présidente de l’Université de Kara, la professeure Prénam Houzou-Mouzou, et le secrétaire permanent de l’AOCTAH, Motchosso Justin Matitoma. Les deux responsables ont insisté sur la nécessité de bâtir une coopération durable capable de rapprocher les laboratoires, les salles de cours et les réalités du terrain.

Photo de famille
« Ce partenariat traduit notre engagement à construire une université résolument ouverte sur son environnement, capable de produire des connaissances utiles et directement applicables aux réalités de nos territoires. Il s’inscrit dans notre volonté de contribuer activement à la transformation économique et sociale de notre sous-région », a déclaré la présidente de l’Université de Kara.
Le secrétaire permanent de l’AOCTAH a, pour sa part, mis en avant la portée opérationnelle de cette alliance : « La collaboration avec l’Université de Kara constitue une opportunité majeure pour renforcer les capacités des acteurs du commerce transfrontalier et mieux structurer les filières agro-sylvo-pastorales et halieutiques. Ensemble, nous pourrons créer des passerelles efficaces entre savoir scientifique et pratiques de terrain. »
Conclue pour une durée de trois ans renouvelable par tacite reconduction, la convention prévoit un dispositif structuré d’actions concertées. Au programme : formations initiales et continues, ateliers techniques, missions de recherche appliquée, projets pilotes, stages professionnels, mobilité des étudiants et des enseignants, ainsi qu’un accompagnement des initiatives entrepreneuriales, avec une attention particulière portée aux jeunes et aux femmes.
La coopération couvre également des domaines jugés déterminants pour la compétitivité régionale : développement des chaînes de valeur agro-sylvo-pastorales et halieutiques, sécurité alimentaire et nutritionnelle, amélioration de la qualité et de la traçabilité des produits, digitalisation des échanges commerciaux et renforcement de l’intelligence économique.

L’accord met aussi l’accent sur la collecte, l’analyse et la valorisation des données liées au commerce transfrontalier. Cet axe est considéré comme essentiel pour éclairer les politiques publiques, améliorer les pratiques des opérateurs et renforcer la gouvernance des filières.
Avec un réseau présent dans dix-sept pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel, l’AOCTAH représente pour l’Université de Kara un partenaire stratégique de premier ordre. Cette alliance devrait permettre à l’établissement togolais de consolider son ancrage régional et de renforcer les liens entre production scientifique et besoins socio-économiques.
Avec cette convention-cadre, l’Université de Kara réaffirme sa volonté de s’imposer comme une institution académique innovante, ouverte sur son environnement et pleinement engagée dans les dynamiques d’intégration régionale et de développement durable. Une coopération dont les retombées sont attendues aussi bien dans les territoires que parmi les acteurs économiques de la sous-région.














