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Grand Lomé : caniveaux inachevés, le MMLK interpelle le gouvernement

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Le Mouvement Martin Luther King (MMLK) tire la sonnette d’alarme sur l’état de plusieurs chantiers de construction de caniveaux et de réaménagement laissés inachevés dans le Grand Lomé. Dans un communiqué publié ce dimanche, l’organisation de défense des droits de l’Homme dénonce une situation qu’elle juge préoccupante pour la sécurité des populations et appelle les autorités à agir sans délai.

Le MMLK se dit profondément préoccupé par « l’abandon des chantiers de construction de caniveaux et de réaménagement dans plusieurs communes du Grand Lomé ». Selon l’organisation, de nombreuses tranchées et caniveaux demeurent ouverts depuis plusieurs années, « sans signalisation, sans protection et sans suite visible », exposant quotidiennement les habitants à de graves dangers.

Pour le mouvement, ces ouvrages inachevés sont devenus « de véritables pièges à ciel ouvert » qui mettent en péril la vie des citoyens. Il évoque notamment « des accidents de circulation, des chutes, des noyades en période de pluie », estimant que « la vie des citoyens est mise en péril chaque jour ».

Au-delà des risques pour la sécurité, le MMLK souligne les conséquences économiques de cette situation. L’organisation affirme que « de nombreux citoyens, propriétaires de véhicules, se retrouvent dans l’impossibilité d’accéder à leurs garages et à leurs domiciles », ajoutant que « leurs biens et leurs activités sont bloqués ».

Le mouvement pointe également une responsabilité administrative. Il rappelle que « ces travaux ont été engagés par le Ministère de l’Urbanisme » mais constate qu’« à ce jour, le ministère semble ignorer la suite à donner à ces chantiers laissés à l’abandon ».

Face à cette situation, le MMLK estime que « la ville ne peut pas rester en chantier permanent au détriment de la sécurité et du droit de circulation des citoyens ».

L’organisation formule ainsi plusieurs exigences. Elle demande « au Ministère de l’Urbanisme et aux mairies concernées la reprise immédiate et l’achèvement des travaux en cours ». Elle réclame également « la sécurisation urgente de tous les sites : pose de barrières, de tuyaux, de panneaux de signalisation et comblement provisoire des tranchées les plus dangereuses ».

Le MMLK interpelle par ailleurs le gouvernement sur « la nécessité d’un suivi rigoureux des chantiers publics afin d’éviter le gaspillage et la mise en danger des populations ».

Le mouvement rappelle que « le droit à la sécurité et le droit de circuler librement sont garantis par la Constitution » et estime qu’« il est temps d’agir ». Il affirme enfin rester mobilisé et « se réserve le droit d’engager toutes actions citoyennes pour la protection des populations ».