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Atakpamé : la justice met fin à la psychose autour des prétendues disparitions de sexes

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La rumeur avait pris une ampleur telle qu’elle menaçait de transformer la peur en violence. À Atakpamé, une série d’accusations portant sur de prétendues disparitions ou diminutions de sexes masculins vient finalement de connaître son épilogue judiciaire. Après plusieurs semaines de tension, le tribunal a établi que les faits dénoncés n’étaient pas fondés.

À l’origine de cette affaire, une plainte déposée le 20 juillet 2026 par un jeune homme contre trois agents de connexion. Dans les jours suivants, d’autres accusations similaires ont été portées contre un chauffeur, puis contre un conducteur de taxi-moto. La propagation de ces récits, largement alimentés par le bouche-à-oreille et les réseaux sociaux, avait progressivement nourri une atmosphère de suspicion dans plusieurs quartiers de la ville.

Cette succession d’allégations avait également fait monter la tension d’un cran. Des attroupements se sont formés autour des personnes désignées comme responsables, les exposant à un risque réel de violences populaires. Dans un contexte où la rumeur circulait plus vite que les vérifications, de simples accusations avaient ainsi pris les allures d’une affaire collective.

L’enquête judiciaire a toutefois permis de confronter ces déclarations aux éléments matériels. Les plaignants ont été auditionnés et soumis à des examens médicaux. Ceux-ci n’ont révélé aucune anomalie susceptible de corroborer les faits allégués. Face aux conclusions de l’enquête et aux constatations médicales, les intéressés ont finalement reconnu avoir porté de fausses accusations et ont présenté leurs excuses.

Le tribunal d’Atakpamé, présidé par Koffi Balouki, a alors tranché. Les trois plaignants ont été déclarés coupables de dénonciation calomnieuse, d’exposition d’autrui à un risque et de violences volontaires. Chacun a écopé de douze mois d’emprisonnement, dont onze avec sursis.

Cette décision judiciaire vient ainsi refermer un épisode qui aura profondément perturbé la quiétude de plusieurs quartiers d’Atakpamé. Elle rappelle surtout les conséquences que peuvent entraîner des accusations non vérifiées lorsqu’elles sont amplifiées par les réseaux sociaux et la rumeur publique.