À Londres, Faure Gnassingbé appelle à passer « de l’ambition à l’action »

L’Afrique ne veut plus être simple spectatrice de la révolution nucléaire mondiale. Elle entend désormais peser sur les choix technologiques et financiers qui façonneront son avenir énergétique. C’est le message défendu le 10 septembre à Londres par le Président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, invité d’honneur de la 51ᵉ édition du Symposium mondial du nucléaire.
Réunis autour du thème « De l’ambition à l’action », les participants ont débattu du regain d’intérêt pour l’énergie nucléaire, appelée à contribuer aux défis d’électrification, d’industrialisation, de santé, de numérique et d’infrastructures. Pour le dirigeant togolais, cette dynamique ne doit toutefois pas rester au stade des intentions. « L’ambition, à elle seule, ne suffit pas. Le monde doit construire, financer, réglementer et concrétiser », a-t-il déclaré.

Faure Gnassingbé a notamment mis en avant les petits réacteurs modulaires et les microréacteurs, susceptibles de mieux répondre aux réalités des réseaux africains. Mais au-delà de la technologie, il plaide pour un partenariat plus équilibré avec les acteurs internationaux. « L’Afrique ne demande pas simplement une technologie. Elle demande un véritable partenariat », a-t-il insisté, rappelant que le continent représente à la fois un marché et un espace de développement énergétique.
Le Togo a déjà engagé les préparatifs. Membre de l’AIEA depuis 2012, Lomé a créé en janvier 2025 son Commissariat à l’énergie atomique et signé récemment un nouveau cadre de coopération avec l’agence. Le pays évalue actuellement les technologies, financements et partenariats adaptés à ses besoins futurs.
Cette stratégie sera renforcée par l’accueil, à Lomé, de la troisième édition du NEISA, du 1ᵉʳ au 3 juin 2027. Formation, innovation, réglementation et investissements seront au cœur des échanges.
En parallèle, le Togo a annoncé son adhésion à la déclaration issue de la COP28 visant à tripler les capacités nucléaires mondiales d’ici 2050, tout en réaffirmant son attachement à la sûreté, à la sécurité et à l’usage exclusivement pacifique de l’atome.














