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Prix du carburant en hausse : le MMLK interpelle le Gouvernement

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La nouvelle hausse des prix des produits pétroliers passe mal auprès du Mouvement Martin Luther King (MMLK). Intervenue à quelques heures de la rentrée scolaire, cette augmentation, la deuxième en l’espace de quatre mois, fait craindre une nouvelle poussée des dépenses qui pèsent déjà lourdement sur les ménages togolais.

Dans un communiqué publié ce 11 septembre 2026, le MMLK, présidé par le pasteur Edoh K. Komi, fait part de sa « vive préoccupation » et appelle le gouvernement à agir rapidement pour contenir les répercussions sociales et économiques de cette décision.

Pour le mouvement, le carburant ne constitue pas une simple dépense liée au transport. Il irrigue l’ensemble de l’activité économique. « Le carburant est à la base de toute l’économie : transport, agriculture, commerce, éducation, santé », souligne le communiqué. Dès lors, toute variation de son prix est susceptible de se répercuter en cascade sur les différents secteurs et, en définitive, sur le panier de la ménagère.

Le MMLK redoute particulièrement les conséquences de cette nouvelle hausse sur les familles à l’occasion de la rentrée scolaire. « Cette 2ème augmentation en 4 mois vient alourdir davantage le pouvoir d’achat des ménages togolais déjà fragilisés », déplore-t-il. Une pression qui pourrait se traduire par une augmentation du coût des denrées alimentaires, des fournitures scolaires ainsi que du transport des élèves et étudiants.

Face à cette situation, le mouvement demande au gouvernement de mettre en place « des mesures urgentes d’accompagnement social afin d’amortir le choc sur les couches les plus défavorisées ». Il réclame également une baisse des frais de péage sur les véhicules, estimant que cette mesure pourrait contribuer à réduire la pression exercée sur les coûts de transport et ceux des produits de grande consommation.

« Le MMLK demande la diminution des frais de péage sur tous les véhicules pour alléger le coût du transport et des produits de grande consommation », insiste le communiqué.

Au-delà des mesures immédiates, le mouvement plaide pour l’instauration d’un dialogue plus étroit avec les organisations de consommateurs et les acteurs sociaux. Il « sollicite l’ouverture d’un cadre de dialogue » avant toute nouvelle décision susceptible d’affecter directement le pouvoir d’achat des populations.

Le MMLK interpelle par ailleurs les opérateurs économiques sur leur responsabilité dans ce contexte tendu. Il les « invite à faire preuve de civisme et à éviter toute spéculation ou hausse anarchique des prix ».

Se référant aux droits fondamentaux du consommateur, notamment au droit à des conditions de vie décentes et à la satisfaction des besoins essentiels, le mouvement entend maintenir la pression citoyenne. « Le MMLK reste en veille citoyenne et continuera de porter la voix du « sans voix » », conclut le communiqué signé à Lomé par son président, le pasteur Edoh K. Komi.