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CHU-SO : ces voiles désormais interdits après le vol d’un nouveau-né

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Après le vol d’un nouveau-né à la maternité, le Centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio (CHU-SO) de Lomé renforce son dispositif de contrôle. L’établissement interdit désormais le port du niqab et de la burqa, au nom d’une identification plus rigoureuse des personnes circulant dans ses différents services.

La mesure est désormais visible dans plusieurs secteurs de l’hôpital. Des affiches de sensibilisation ont notamment été installées à la maternité et dans les salles d’hospitalisation pour rappeler les nouvelles consignes. Les personnes autorisées à porter un voile ou un foulard doivent désormais avoir le visage entièrement découvert.

Cette décision intervient dans un contexte particulièrement sensible. Quelques jours auparavant, un nouveau-né avait disparu du service de maternité. Selon les premiers éléments rapportés, une femme portant un voile serait parvenue à pénétrer dans le service avant de ressortir avec le nourrisson, profitant d’un moment d’inattention.

L’affaire a immédiatement conduit la direction générale à renforcer les mesures de sécurité au sein de l’établissement. Le CHU-SO avait notamment fait l’objet d’un bouclage temporaire afin de faciliter les recherches, les contrôles et les vérifications nécessaires après la disparition du bébé.

Une identification renforcée dans les secteurs sensibles

Au-delà de la seule question vestimentaire, la nouvelle disposition vise surtout à rendre plus efficace le contrôle des accès. Dans un établissement hospitalier accueillant quotidiennement patients, accompagnants, visiteurs et personnels, l’identification des personnes présentes dans les services constitue un enjeu majeur de sécurité.

La maternité apparaît, à ce titre, comme un secteur particulièrement exposé. La présence de nouveau-nés, la circulation des familles et les mouvements fréquents entre les différents espaces imposent un contrôle accru des entrées et sorties.

Les investigations se poursuivent parallèlement pour déterminer précisément les circonstances de la disparition du nourrisson. L’exploitation des images des caméras de surveillance ainsi que l’audition de personnes susceptibles de fournir des informations utiles font partie des démarches engagées dans le cadre des recherches.

Avec l’interdiction du niqab et de la burqa, la direction du CHU-SO entend ainsi réduire les possibilités d’anonymat dans ses locaux et faciliter l’identification des personnes qui y circulent, particulièrement autour de la maternité. La mesure s’inscrit dans un dispositif plus large de sécurisation des accès, alors que l’établissement reste confronté aux suites d’une affaire qui a suscité une vive inquiétude autour de la protection des nouveau-nés.

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