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Coniia Technological Summer Camp 2026 a Shenzhen : la lauréate 2026 de « mon avis scientifique » et trois autres lauréates d’exception en immersion technologique inédite en chine

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De la médecine à la chimie, en passant par les sciences et la comptabilité, quatre jeunes Togolaises ont découvert, du 20 au 30 septembre 2026, l’un des écosystèmes technologiques les plus avancés au monde. À Shenzhen, en Chine, elles ont été confrontées aux réalités de l’intelligence artificielle, de la robotique, des drones et de la mobilité intelligente. Une immersion destinée à faire émerger une nouvelle génération de talents féminins africains.

À 15 ans seulement, DALOUBA Gamba Blessing a déjà les yeux tournés vers les sciences et les technologies. Élève en classe de Première D et Reine des Sciences et Technologies 2026, elle faisait partie des quatre jeunes Togolaises sélectionnées pour prendre part au CONIIA Technological Summer Camp 2026, organisé à Shenzhen par le Conseil International de l’Intelligence Artificielle (CONIIA).

À ses côtés, Dioktante Bénédicte DOUTI, étudiante en Master de médecine et lauréate du concours universitaire « Mon Avis Scientifique » de l’Université de Kara, AMANA Koboyo Esther, étudiante en fin de parcours de Licence en chimie fondamentale et Miss Campus Togo 2026, ainsi qu’EYOU Angèle Prudence, Miss Togo 2026 et étudiante en fin de parcours Licence en Comptabilité, Contrôle et Audit à ESGIS Togo.

La délégation était conduite par Miss Togo 2026

L’objectif du séjour dépassait largement le simple voyage de découverte. En choisissant Shenzhen, véritable vitrine de l’innovation technologique chinoise, le CONIIA entendait confronter ces jeunes talents africains à des technologies qui transforment déjà l’industrie, la mobilité, la recherche et les services.

Durant leur séjour, les quatre participantes ont notamment visité la Peking University Shenzhen Graduate School et la Tsinghua Shenzhen International Graduate School, deux institutions universitaires de référence.

Elles ont également pénétré dans l’univers de plusieurs entreprises technologiques de premier plan. Parmi elles figurent High Great, spécialisée dans les spectacles de drones, RobotAnno, active dans le domaine de la robotique, et XPENG, acteur de la mobilité intelligente fondée notamment sur l’intelligence artificielle.

Le programme ne s’est pas limité aux visites institutionnelles. Les jeunes Togolaises ont pu expérimenter certaines innovations, notamment le pilotage de drones et les taxis autonomes. Elles ont aussi découvert le Shenzhen Science and Technology Museum et le Shenzhen Space Museum, tout en échangeant avec des ingénieurs, chercheurs et entrepreneurs.

Transformer l’expérience en projets

Pour le CONIIA, l’enjeu est surtout de transformer cette immersion en capacité d’action. Le programme vise à permettre aux bénéficiaires de relier les connaissances acquises aux besoins de leurs communautés et de concevoir, à terme, des projets académiques ou sociétaux intégrant l’intelligence artificielle.

L’organisation veut ainsi faire de ces jeunes femmes des relais de l’innovation dans leurs environnements respectifs, mais également des modèles susceptibles d’influencer les choix scolaires et professionnels d’autres jeunes filles.

L’ambition est clairement affichée : encourager davantage de lycéennes et d’étudiantes africaines à s’engager dans les filières scientifiques et technologiques et à envisager des carrières dans l’intelligence artificielle, la robotique, l’ingénierie, la santé ou encore les technologies numériques.

Une première édition appelée à s’élargir

Cette première édition du Summer Camp pourrait rapidement prendre une dimension continentale. À son issue, le président du CONIIA, Dr Malik Morris MOUZOU, a annoncé l’extension du programme à plusieurs autres pays africains dès 2027.

Le Sénégal, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Gabon et le Congo-Brazzaville figurent parmi les pays annoncés.

Des certificats et des Prix Spéciaux CONIIA ont par ailleurs été remis aux quatre lauréates togolaises lors d’une cérémonie organisée par le siège Asie de l’organisation à Shenzhen.

À travers le programme « IA Développement dans les Universités d’Afrique », lancé dans le prolongement de la Journée de l’Intelligence Artificielle Africaine (JI2A), célébrée chaque 3 mars, le CONIIA cherche ainsi à rapprocher la jeunesse africaine des grands centres mondiaux de l’innovation.

Pour ces quatre Togolaises, Shenzhen aura donc été bien plus qu’une destination. L’expérience pourrait constituer un point de départ vers de nouvelles vocations, mais aussi vers une question essentielle pour l’Afrique : comment transformer les talents de sa jeunesse en solutions technologiques capables de répondre aux défis du continent ?