Examen 2024-2025 : seuls les enseignants qualifiés corrigeront

Alors que les épreuves anticipées du Baccalauréat première partie (Bac I) marquent le début des examens scolaires de l’année 2024-2025 au Togo, le ministère des Enseignements primaire et secondaire renforce les conditions de désignation des correcteurs. Une note circulaire, signée par le Professeur Komla Dodzi Kokoroko, rappelle les exigences en vigueur afin d’assurer un traitement impartial et équitable des copies d’examen.

Le Professeur Komla Dodzi Kokoroko a tenu à souligner que le cadre réglementaire régissant l’organisation des examens scolaires repose sur l’arrêté n°074/MEPS/CAB/SG du 15 mai 2019, relatif à la police des examens et concours dans l’enseignement général. Ce texte a été récemment renforcé par l’arrêté n°368/2023/MEPSTA/CAB/SG/DexCC du 23 août 2023, témoignant de la volonté des autorités éducatives de consolider la rigueur et la transparence dans l’administration des épreuves.
« La correction de copies est un geste professionnel et doit faire appel à des compétences professionnelles avérées. Le choix des correcteurs doit être aussi encadré par des conditions réglementaires de la qualification académique et/ou professionnelle mais aussi de l’expérience de la tenue de la classe d’examen », a indiqué le ministre. Cette déclaration met en exergue l’importance d’un encadrement strict afin de garantir la qualité de la correction et d’écarter toute forme d’amateurisme ou d’approximation.
Critères pour les correcteurs du CEPD
S’agissant du Certificat d’Études du Premier Degré (CEPD), seuls les enseignants titulaires d’un BAC II ou d’un diplôme professionnel tel que le CEAP ou le CAP, et justifiant d’au moins trois années d’expérience dans l’enseignement primaire, sont admissibles. Une priorité est accordée aux enseignants en charge des classes de Cours moyen (CM), dont la conduite irréprochable et la condition physique satisfaisante constituent des critères complémentaires.
Pour les corrections du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC), les enseignants doivent disposer a minima d’une licence (BAC +3) ou d’un diplôme professionnel équivalent (CAP-CEG, LPE), en plus de trois années d’expérience dans l’enseignement secondaire général, qu’il soit public ou privé agréé. Une préférence est accordée aux enseignants en poste dans les classes de 3e, dans la discipline concernée, et présentant des garanties de moralité et de bonne santé.
Exigences pour les correcteurs du BAC I
En ce qui concerne le Baccalauréat première partie, les critères sont similaires à ceux du BEPC : un niveau académique d’au moins BAC +3, une expérience d’au moins trois ans dans les lycées reconnus, et une priorité accordée aux enseignants de la classe de première dans la matière évaluée, sous réserve également de leur moralité et de leur état de santé.
« En somme, la sélection des correcteurs d’un examen est une étape cruciale qui nécessite de la part du personnel d’encadrement, une attention particulière, le professionnalisme et l’impartialité pour aboutir à une sélection de qualité. Pour ce faire, il faut se départir de toutes considérations subjectives qui peuvent entacher le choix harmonieux. Tout manquement constaté dans le choix d’un correcteur engage la responsabilité du chef d’inspection. En tout état de cause, le correcteur ne remplissant pas ces conditions sera purement et simplement exclu des travaux de correction », a prévenu Prof Kokoroko. Cette mise en garde témoigne de la rigueur administrative exigée et de l’engagement pour une évaluation juste et sans favoritisme.
Cette initiative du ministère vise à garantir l’intégrité du processus d’évaluation à travers une sélection rigoureuse des correcteurs. Elle appelle les responsables éducatifs directeurs régionaux, chefs d’inspection, inspecteurs et conseillers pédagogiques à une vigilance accrue et à une stricte application des directives ministérielles.













