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Marguerite Gnakadé : « le silence est une faute morale »

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Dans une déclaration vidéo intitulée « appel à la reconstruction du Togo », l’ancienne ministre des Armées, Essossimna Marguerite Gnakadé, a exhorté les Togolais à surmonter la peur et les divisions pour bâtir un pays réconcilié, fondé sur la justice et la solidarité.

Reconnaissant ses liens familiaux avec la famille Gnassingbé, Gnakadé a affirmé son droit à la parole et dénoncé « un système qui a trahi les espoirs du peuple ». Elle a rappelé les « blessures accumulées depuis l’indépendance – violences, exils, injustices » en soulignant la nécessité d’y mettre définitivement un terme.

« Le silence est une faute morale. Le Togo doit renaître dans l’unité », a-t-elle déclaré, plaidant pour une transition pacifique et inclusive, capable de clore des décennies de « mauvaise gouvernance ».

Dans son intervention, l’ancienne ministre a aussi lancé un appel direct aux Forces armées et de sécurité, les exhortant à se tenir « aux côtés du peuple » afin d’accompagner ce qu’elle qualifie de tournant historique pour la nation.

Mme Gnakadé a insisté sur l’urgence d’un sursaut collectif : « Le moment est venu d’écrire une nouvelle page : un seul peuple, une seule nation, un seul avenir. » Un message porteur d’espérance et de détermination, qu’elle adresse à l’ensemble de ses concitoyens.

Réécrire cette petite analyse en français soutenu avec un vocabulaire très varié. Prière de de fier au texte précédent pour faire l’analyse et la développer plus que ça

Un appel qui suscite controverses et interrogations

La diffusion du message vidéo de Marguerite Essossimna Gnakadé n’a pas tardé à provoquer un flot de réactions contrastées sur les réseaux sociaux. En quelques heures, l’ancienne ministre des Armées s’est retrouvée au centre d’un débat national où éloges et critiques s’entrecroisent.

Pour une frange de l’opinion, son intervention constitue un tournant salutaire. Nombreux sont ceux qui voient en elle une voix courageuse ayant osé rompre avec le silence et rappeler « l’urgence de tourner la page » à travers une transition pacifique. Ses partisans estiment qu’elle incarne désormais la force morale de ceux qui, ayant longtemps servi le système, choisissent finalement de se ranger du côté du peuple. À leurs yeux, « défendre le peuple » justifie son changement de posture et mérite d’être salué comme un acte de lucidité et de patriotisme.

Cependant, une autre partie de la société perçoit son initiative sous un angle beaucoup moins enthousiaste. Ils pensent que sa prise de parole relève d’un non-événement. Selon eux, il ne s’agirait nullement d’un engagement sincère en faveur du Togo, mais plutôt d’une manœuvre motivée par des rancunes personnelles.

Ainsi, l’appel de l’ancienne ministre met en lumière une fracture au sein de l’opinion publique : pour les uns, il s’agit d’un cri d’alerte nécessaire pour reconstruire la nation ; pour les autres, d’une entreprise opportuniste où les enjeux privés priment sur l’intérêt général.