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Voici comment cette avocate zambienne transforme la moquerie en force

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Un simple cliché s’est mué en une véritable leçon de courage. En publiant un selfie anodin accompagné de la légende « Bon lundi », la Zambienne Naomie Pilula ne s’attendait pas à déclencher une telle vague de réactions. Plus de 530 000 commentaires se sont abattus sur son profil Instagram, dont une écrasante majorité empreinte de moqueries et de jugements sur son apparence. Pourtant, loin de céder à la pression, elle a choisi de laisser la photo en ligne, assumant pleinement son choix.

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Les réseaux sociaux se transforment souvent en tribunaux impitoyables où l’anonymat libère les pires cruautés. Qualifiée de « laide » ou jugée « indigne d’internet », Naomie aurait pu se taire et disparaître. Mais au contraire, elle a trouvé dans sa foi la force de résister. Évoquant l’histoire biblique de Joseph, vendu par ses frères avant de s’élever au rang de dirigeant, elle rappelle cette phrase : « Ce que l’ennemi a voulu faire de mal, Dieu le transformera en bien ».

Pour cette avocate dans le secteur financier, ces attaques n’ont pas affaibli sa confiance, bien au contraire. « Les publications les plus critiquées sont aussi celles qui m’ont apporté le plus d’abonnés », souligne-t-elle, refusant de céder à l’intimidation numérique.

Ce rapport à son image, elle l’a pourtant longtemps travaillé. En Zambie, où la beauté est associée aux formes généreuses, elle a souvent été jugée trop menue. Plus tard, son nez est devenu la cible des remarques, certains lui conseillant une chirurgie. Sa réponse est sans appel : « C’est le nez de mon père. Pourquoi voudrais-je effacer un héritage familial ? »

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Naomie Pilula incarne ainsi une résistance paisible mais déterminée. Sans renier son identité, elle affirme son droit d’exister telle qu’elle est, et rappelle qu’aucune moquerie ne saurait lui dicter sa conduite.