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Marguerite Gnakadé ramenée chez elle sous étroite surveillance

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Arrêtée le 17 septembre au matin à son domicile à Tokoin Solidarité, l’ancienne ministre des Armées Marguerite Gnakadé aurait été relâchée dans la soirée. Mais sa liberté resterait très encadrée, son domicile demeurant sous la surveillance constante des forces de sécurité. Le quartier serait toujours bouclé par un important dispositif policier et militaire, et l’accès à sa résidence resterait strictement contrôlé, laissant penser à une forme de résidence surveillée.

Ces derniers mois, l’ex-ministre aurait multiplié les critiques contre le pouvoir, dénonçant une « dérive autoritaire » et appelant à la démission du président Faure Gnassingbé. Les autorités la soupçonneraient de liens avec l’opposition en exil et de tentatives d’influence sur l’armée, ce qui conférerait à son dossier une dimension à la fois politique et sécuritaire.

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Entendue à la DCPJ pour atteinte à la sûreté de l’État, elle aurait été reconduite chez elle sous escorte. Le Front Touche Pas À Ma Constitution aurait dénoncé une « arrestation arbitraire », tandis que d’autres mouvements de l’opposition exigeraient sa libération immédiate, illustrant le débat sur la liberté des droits individuels et la perception d’un possible usage politique de la justice.

Selon les informations, une enquête serait en cours afin de mieux cerner les tenants et aboutissants de cette affaire. Les autorités sembleraient vouloir établir clairement les faits avant toute décision, ce qui pourrait refléter une volonté de prudence. Néanmoins, cette situation continue d’alimenter les interrogations sur l’équilibre fragile entre la sécurité de l’État, la dimension politique de l’affaire et le respect des droits fondamentaux des citoyens.