
L’expulsion d’un vieil homme à Hédzranawoe a attiré tous les regards. Elle a été stoppée grâce à la mobilisation citoyenne et à l’action décisive du Mouvement Martin Luther King (MMLK). Mais cet incident n’est pas un cas isolé. Il révèle un problème récurrent au Togo. La sécurité foncière est fragile et trop souvent les auteurs de spoliations échappent à la justice.
Togo : la lutte contre la corruption prend place dans les classes

Derrière ce drame individuel se cache un fléau social beaucoup plus large. Il menace la paix, fragilise les communautés et met en danger la cohésion sociale. Chaque expulsion illégale est un signal d’alerte. Elle rappelle que le respect des droits fonciers reste une urgence nationale.
Dans ce cas précis, le MMLK, dirigé par le Pasteur Edoh Komi, a joué un rôle déterminant pour protéger le vieillard et rétablir son droit. Mais combien d’autres citoyens vulnérables subissent de telles expulsions sans bénéficier d’un soutien ou d’une médiation efficace ?
Ces incidents mettent en lumière la lenteur et le manque de réactivité de certaines instances judiciaires face aux litiges fonciers. Or, la terre n’est pas un simple bien matériel : elle constitue la base de l’identité, de la sécurité et de la stabilité sociale. Comme le rappelle le pasteur Komi, « la terre existe avant nous et restera après nous ».
Litige foncier au Togo : le MMLK tire la sonnette d’alarme
Il est impératif que l’État et la justice interviennent avec fermeté et rigueur. Chaque cas de spoliation doit être traité rapidement et équitablement afin de protéger les citoyens, prévenir les tensions et garantir la paix sociale. Ne pas agir, c’est laisser prospérer l’injustice et fragiliser l’avenir collectif.













