
Nicolas Lawson, président du Parti du Renouveau et de la Rédemption (PRR)
Les récentes déclarations de Nicolas Lawson, président du Parti du Renouveau et de la Rédemption (PRR), ont secoué la scène politique togolaise. Sur une radio locale, l’ancien rival du pouvoir a affirmé avoir été « interpellé par Dieu » et se dit prêt à rejoindre le prochain gouvernement pour contribuer au développement du pays. Une posture qui, si elle se veut patriotique, ne manque pas de soulever des questions sur ses motivations réelles.
Nicolas Lawson, qui n’épargne pas le pouvoir de Lomé dans ses critiques passées, dénonce régulièrement le manque de suivi et l’exécution approximative de certains projets, qu’il accuse de copier ses propres initiatives. Pourtant, dans cette nouvelle déclaration, il adopte un ton conciliant, défendant une vision de collaboration avec le président du conseil, Faure Gnassingbé. « Certains diront que ce qu’il fait actuellement n’est pas bon… Mais le Togo ira obligatoirement de l’avant parce que nous sommes là », affirme-t-il, semblant inviter Faure Gnassingbé à inclure ses compétences dans la future équipe gouvernementale.
Nicolas Lawson : Des nouvelles rassurantes du Président du PRR
Cette ambivalence a de quoi surprendre. Pour les observateurs, elle s’apparente à une forme de transhumance politique déguisée : après des années en politique et des positions parfois isolées, ceux qui n’ont pas beaucoup gagné en politique cherchent des moyens de regagner influence et visibilité. Nicolas Lawson, lui, justifie sa démarche par son droit « absolu » de travailler pour son pays, transformant ainsi une possible manœuvre opportuniste en acte de patriotisme.
Son rappel d’une formule de gouvernance partagée passée, où il envisageait d’être président de la République avec Faure Gnassingbé comme président du Conseil, illustre une stratégie réfléchie et pragmatique. Lawson se positionne comme un acteur constructif, capable de défendre ses idées et de collaborer, tout en ménageant ses ambitions personnelles.
Entre patriotisme affiché et calcul politique, Nicolas Lawson trace une ligne subtile mais claire : rester pertinent dans le jeu politique togolais, tout en affichant un visage de collaborateur loyal. Une posture qui pourrait redéfinir son rôle dès la formation du prochain gouvernement et, surtout, influencer la dynamique politique à venir.
Reste maintenant à observer la réaction du président du conseil, Faure Gnassingbé. Acceptera-t-il de confier un rôle à Nicolas Lawson au sein du prochain gouvernement, malgré ses critiques passées et son jeu d’équilibriste politique ? La réponse pourrait bien révéler si l’amour du pays l’emporte sur les ambitions personnelles, ou si la scène politique togolaise s’apprête à vivre un nouvel épisode de manœuvres stratégiques.













