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Réseaux sociaux : le parquet de Lomé passe à l’offensive

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Les réseaux sociaux ne seront plus une zone de non-droit à Lomé. Le parquet a annoncé ce 3 octobre une fermeté sans concession contre toute publication, partage ou approbation de contenus illicites en ligne.

« Quiconque publie, partage ou valide un contenu illicite sera considéré comme responsable. La loi ne fera aucun compromis », a-t-il martelé. Pour lui, il est temps d’en finir avec la « banalisation dangereuse » des comportements en ligne.

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Les réseaux sociaux, rappelle-t-il, offrent des opportunités de communication, mais ils sont devenus aussi le terrain d’infractions graves. Le parquet cible en particulier les injures publiques, la diffamation, les propos incitant à la haine ethnique, religieuse ou raciale, ainsi que la divulgation de secrets professionnels et les atteintes à l’ordre public.

Les contenus à caractère sexuel, notamment ceux impliquant des mineurs, figurent également au premier plan des préoccupations de la justice. « Ces agissements heurtent les bonnes mœurs, menacent la sécurité de l’État et portent atteinte à la vie privée des citoyens », a dénoncé le procureur.

Pour justifier cette fermeté, il s’est appuyé sur plusieurs textes : le Code pénal, le Code de l’enfant, la loi sur la cybersécurité et la cybercriminalité, ainsi que celle sur la protection des données personnelles.

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Mawama Talaka a insisté sur la responsabilité élargie des internautes. Elle ne se limite pas aux auteurs directs, mais concerne aussi ceux qui approuvent ou ferment les yeux. Un simple clic de validation peut donc suffire à déclencher des poursuites.

Le message est limpide : la justice ne tolérera plus les dérives numériques. À Lomé, chaque internaute est désormais averti.