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Affaire SUNU-BANK : les syndicats exigent la réintégration des employés

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Les centrales syndicales togolaises montent au créneau. Ce samedi 11 octobre 2025, elles se sont rassemblées au siège du SYNBANK pour dénoncer les licenciements de 42 employés de SUNU-BANK Togo. Parmi eux figurent le Secrétaire Général du SYNBANK, celui du GSA et le porte-parole des centrales syndicales.

Dans une déclaration commune, la CSTT, le GSA, l’UNSIT et la STT dénoncent des licenciements « abusifs et discriminatoires ». Selon elles, les motifs avancés par la banque – masse salariale trop importante et plan de restructuration – sont mensongers. « C’était prévisible, prévu et évitable », a souligné Mme Nadou LAWSON, coordinatrice de la STT.

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Les syndicats mettent en cause de véritables motivations discriminatoires. « Pour les 27 femmes concernées et pour les salariés exerçant un mandat syndical, il s’agit d’une décision clairement punitive, en violation des articles 39 et 40 du code du travail », indiquent-ils. Selon eux, la vraie cause réside dans la mauvaise gestion de SUNU-BANK, que la direction tente de camoufler.

Les syndicats exigent le retour immédiat et sans condition des employés licenciés. Ils affirment être prêts à recourir à toutes les voies légales pour faire respecter les droits des travailleurs. Ils appellent également les autorités à intervenir pour préserver la cohésion sociale et garantir le respect des droits des employés.

Pour les centrales syndicales, ces licenciements ne sont pas un simple ajustement économique : ce sont des travailleurs qui paient le prix des erreurs de gestion de l’entreprise. L’affaire SUNU-BANK Togo illustre une fois encore le combat des syndicats pour protéger les droits des salariés face aux décisions arbitraires des employeurs.