
Umaro Sissoco Embaló, président de la République de Guinée Bissau, lors d’une interview accordée à Jeune Afrique à Paris, le 26 octobre 2025.
À moins de trois semaines du scrutin, la Guinée-Bissau a été secouée vendredi par l’arrestation de plusieurs officiers supérieurs. La campagne pour la présidentielle et les législatives s’ouvre samedi 1er novembre pour trois semaines.
Le vice-chef d’état-major, le général Mamadu Turé, a expliqué que « cette action visait à interrompre le processus électoral ». Il n’a pas précisé le nombre d’arrestations. Il a ajouté que plusieurs autres officiers sont en fuite. « Nous n’allons jamais permettre à qui que ce soit de perturber le processus électoral. S’il y a des civils impliqués nous allons les arrêter aussi », a-t-il insisté.
Parmi les personnes arrêtées figure le général de brigade Daba Nawalna, directeur d’un centre de formation militaire à une trentaine de kilomètres de Bissau. Les autorités enquêtent pour déterminer l’étendue des actions préparées par ces militaires.
Le président Umaro Sissoco Embaló, contacté par Jeune Afrique, a qualifié ces faits de « tentative de coup d’État pour empêcher la tenue des élections » et assuré que « tout est sous contrôle ». La stabilité reste l’enjeu principal dans un pays marqué par quatre coups d’État et de nombreuses tentatives de putsch depuis l’indépendance.













