
Victor Osimhen vit toujours avec les traces du choc qui avait failli briser sa carrière. Quatre ans après sa terrible blessure au visage, l’attaquant nigérian raconte les séquelles qui marquent encore son quotidien. Une confession rare, livrée au média turc Fanatik, qui éclaire les sacrifices cachés derrière ses performances.

L’attaquant de Galatasaray explique que son visage ne fonctionne plus comme avant. « Désormais, je ne mange qu’avec le côté droit de mon visage », a-t-il confié. « Je ne peux pas mâcher de l’autre côté. Le côté gauche ne fonctionne plus correctement. » Des mots simples, mais qui disent l’ampleur des dommages.
Cette gêne est directement liée à sa blessure de novembre 2021. Ce jour-là, lors d’un match de Serie A contre l’Inter Milan, Osimhen s’était violemment heurté au défenseur Milan Škriniar. Le choc avait causé plusieurs fractures : pommette éclatée, orbite brisée. Les chirurgiens avaient dû poser une plaque en titane et fixer 18 vis pour reconstruire son visage. À l’époque, certains médecins craignaient même une perte de vision.
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Les années ont passé, mais les séquelles demeurent. Le joueur de 26 ans évoque encore « un engourdissement et parfois de la douleur ». Il raconte que son sourire est asymétrique. Et que l’acte le plus banal – manger – reste un défi : « La nourriture tombe si j’essaie d’utiliser le côté gauche. »
Malgré tout, Osimhen continue d’évoluer au plus haut niveau. Prêté à Galatasaray par Naples, il réalise une saison impressionnante avec 12 buts et 5 passes décisives en 15 matchs. Son masque de protection, devenu sa signature, rappelle chaque jour ce qu’il a surmonté.
Le récit d’Osimhen montre à quel point certains athlètes jouent en portant des blessures invisibles. Malgré une douleur quotidienne, l’attaquant nigérian transforme cette épreuve en force. Un rappel puissant des sacrifices que le football d’élite exige, loin des projecteurs.












