Devant le Congrès, Faure Gnassingbé annonce des mesures en faveur des détenus

Le message est venu d’un lieu symbolique : le Congrès. Le 2 décembre 2025, Faure Gnassingbé a saisi cette tribune solennelle pour remettre au centre du débat national la situation préoccupante dans les établissements pénitentiaires. Une thématique rarement exposée avec autant de clarté par le pouvoir, mais devenue urgente face à l’encombrement persistant des prisons civiles.

Avant d’annoncer les orientations humanitaires envisagées, le Président du Conseil a tenu à lever toute ambiguïté. « Il ne s’agit en aucun cas de laxisme », a-t-il martelé devant les députés et les sénateurs. Les crimes de sang et les atteintes graves à l’intégrité physique ou à la vie resteront exclus de toute mesure de clémence. Pour ces dossiers lourdement sensibles, « la rigueur restera la règle », a-t-il précisé.
Cette mise au point faite, Faure Gnassingbé a dévoilé ses intentions. Il a instruit le ministre de la Justice de préparer des propositions de grâce reposant sur « les principes d’équité et de justice ». L’exécutif veut privilégier les détenus en longue détention, les personnes condamnées pour des délits mineurs et les prisonniers âgés. S’ajoutent à cette liste les détenus en fin de peine ainsi que ceux souffrant de maladies graves, dont la situation appelle un traitement particulier.
Faure Gnassingbé attendu devant le Congrès
La grâce présidentielle, outil juridique ancien, permet en effet de réduire ou d’effacer une peine déjà prononcée. Le chef du gouvernement souhaite en faire un instrument d’apaisement et de soulagement pour un système pénitentiaire sous pression. L’objectif est clair : alléger la charge carcérale tout en préservant l’autorité de la justice.
En articulant humanité et fermeté, l’exécutif entend amorcer une dynamique de réforme. Cette initiative, encore au stade préparatoire, pourrait ouvrir une phase nouvelle pour les prisons togolaises : celle d’une gestion plus équilibrée entre sécurité publique et dignité humaine.













