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Bénin : la mutinerie avortée, selon le gouvernement

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Le Bénin a connu, dimanche matin, un début de journée sous haute tension. Une annonce soudaine sur la télévision nationale a surpris les citoyens : un groupe de militaires affirmait destituer le président Patrice Talon. Une déclaration brève, confuse, qui a immédiatement semé l’inquiétude. Mais la situation a vite basculé. Quelques heures plus tard, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Séidou, a mis fin aux rumeurs. Sans discours solennel, il a confirmé qu’il ne s’agissait pas d’un coup d’État abouti, mais d’une tentative isolée.

Selon le ministre, tout a commencé tôt le matin. Un « groupuscule de soldats » a engagé une mutinerie destinée à ébranler l’État et ses institutions. Alertée sans délai, la hiérarchie militaire a réagi avec fermeté. Les Forces armées béninoises ont quadrillé les points sensibles et empêché les mutins d’aller plus loin.

Alassane Séidou a insisté sur la posture « républicaine » de l’armée, restée fidèle à son serment. Il a salué une riposte « rapide et efficace », qui a neutralisé la manœuvre et préservé la stabilité nationale. L’ordre a été rétabli, les zones stratégiques sécurisées et aucune menace résiduelle n’a été détectée.

Face aux inquiétudes, le gouvernement appelle la population au calme. Le ministre invite chacun à « vaquer normalement à ses occupations ». Il assure que la situation est entièrement sous contrôle et qu’aucun risque ne pèse sur la vie quotidienne.

Cette prise de parole constitue la première communication officielle après cette matinée agitée. Elle vise à restaurer la confiance et à rappeler que les institutions tiennent bon, malgré l’incident.

Le Bénin a frôlé une crise, mais la réaction rapide de l’armée a évité l’escalade. En réaffirmant la stabilité du pays, le gouvernement cherche désormais à tourner la page et à ramener la sérénité au sein de la population.