9e Congrès panafricain : le Comité scientifique répond aux « accusations » de Gervais Gnaka

Le ton est ferme. Au lendemain de la démission annoncée de Gervais Gnaka, le Comité scientifique du 9e Congrès panafricain remet les faits en ordre et clarifie ses positions. L’instance balaie les accusations formulées par l’intéressé et rappelle le travail collectif mené pour ce rendez-vous majeur consacré à l’idéal panafricain et à la réforme des institutions multilatérales.

Dans son communiqué, le Comité affirme avoir pris connaissance, « sans surprise ni étonnement », de la décision rendue publique le 10 décembre 2025. Mais pour lui, cette démission n’en est pas véritablement une. Le Comité souligne que « l’intéressé n’a jamais véritablement joué son rôle » et qu’il n’a pas été associé aux travaux ouverts le 8 décembre à Lomé.
L’équipe scientifique va plus loin. Elle évoque « des écarts de comportement », un « grave déficit de leadership » ainsi que « des relations de travail difficiles » avec plusieurs membres. Ces tensions auraient éloigné M. Gnaka de ses responsabilités, de l’esprit d’équipe et des objectifs strictement scientifiques du Congrès.
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Le Comité rejette également les propos tenus contre le ministre des Affaires étrangères. Il « condamne fermement ses allégations diffamatoires, mensongères, infondées et irrespectueuses ». Il dénonce une tentative de faire croire que M. Gnaka serait « le principal auteur du contenu scientifique » du Congrès, alors que « l’ensemble des documents a été conçu et validé en équipe ».
Selon l’instance, les frustrations exprimées par l’ex-président du Comité relèvent d’une confusion entre la diplomatie togolaise et les missions purement scientifiques du Congrès. Elle affirme enfin que plusieurs réunions hebdomadaires se sont tenues « en l’absence de l’intéressé ».
Le Comité invite M. Gnaka à « davantage de modestie », à « l’honnêteté intellectuelle » et au respect des valeurs africaines de concorde et d’Ubuntu. Une manière de rappeler que la cause panafricaine doit primer sur les ego et les tensions personnelles.













