
La Côte d’Ivoire est de nouveau endeuillée. Un commissaire de police s’est donné la mort ce mardi 9 décembre 2025. Le drame s’est produit à son domicile, dans des circonstances encore floues. Une disparition brutale qui relance le débat sur les suicides au sein des forces de sécurité et, plus largement, dans la société ivoirienne.

La victime se nomme Hermann Yatte. Il était commissaire de police et chef de la police de la Sotra. L’annonce de son décès a été rendue publique à travers un message publié sur la page Facebook « Police officiel ». « Triste nouvelle ! Un commissaire de police se suicide à son domicile », peut-on lire dans ce post largement relayé sur les réseaux sociaux.
Selon les premières informations, le commissaire Hermann Yatte aurait utilisé son arme de service pour mettre fin à ses jours. Le drame s’est déroulé tôt dans la matinée du mardi, à son domicile. Pour l’instant, aucune information officielle ne permet d’expliquer les raisons de ce geste fatal.
Des proches du défunt ont livré un témoignage sobre mais poignant. Après avoir pris le petit déjeuner, le commissaire se serait préparé pour se rendre à son lieu de travail, comme à son habitude. Il était assis sous le hangar, sur une chaise. Quelques minutes plus tard, il se serait levé pour entrer dans la maison. C’est à ce moment-là qu’il aurait commis l’irréparable.
Alertés, des collègues et des proches se sont rendus sur les lieux. Mais il était déjà trop tard. Le corps du commissaire a été retrouvé sans vie. Aucun secours n’a pu intervenir. Le choc est immense, aussi bien au sein de la police que dans l’opinion publique.
Une enquête a été immédiatement ouverte par les autorités compétentes. Objectif : comprendre les circonstances exactes de ce suicide et, surtout, en déterminer les motivations. Pour l’heure, le silence demeure. Les enquêteurs privilégient la prudence et refusent toute spéculation.
Ce drame survient dans un contexte particulièrement préoccupant. En moins de deux semaines, deux officiers issus des forces de défense et de sécurité se sont suicidés. Le 1er décembre 2025, un commandant de brigade en service à Fresco, identifié comme Soro G., s’était tiré une balle dans la tête dans son bureau. Selon certaines sources, il aurait appris des informations susceptibles de compromettre sa carrière.
Neuf jours plus tard, c’est un commissaire de police qui met fin à ses jours. Une répétition tragique qui interpelle. Elle soulève des questions sur la pression professionnelle, le stress, le poids du silence et l’accompagnement psychologique des agents en uniforme.
En Côte d’Ivoire, les suicides touchent désormais toutes les couches sociales. Anonymes comme personnalités publiques. Hommes en uniforme comme civils. Mais les raisons restent souvent inconnues.
Seules les enquêtes en cours permettront de faire toute la lumière sur ces drames successifs. En attendant, l’émotion domine. Et une question persiste : combien de signaux faibles ont été ignorés ?













