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9ᵉ Congrès panafricain : le Togo s’impose comme trait d’union africain

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À Lomé, le panafricanisme a trouvé une scène, une voix et un cap. Le 9ᵉ Congrès panafricain s’est achevé sur une note forte, consacrant le Togo comme un acteur majeur de l’unité africaine. Pendant plusieurs jours, la capitale togolaise a rassemblé des délégations venues du continent, de la diaspora et des communautés afro-descendantes. Tous ont salué un rendez-vous historique, porté par une organisation rigoureuse et une hospitalité unanimement reconnue.

Dès la clôture, les hommages se sont multipliés. Les intervenants ont exprimé leur reconnaissance au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, pour son leadership et la vision qu’il imprime à l’action panafricaniste du Togo. À leurs yeux, Lomé a offert bien plus qu’un cadre logistique. Elle a proposé un espace de dialogue, de dignité et de projection collective.

Ancien député du Niger, Abdourahamane Oumarou a résumé ce sentiment partagé. « Je voudrais saluer la rigueur, la vision et l’hospitalité avec lesquelles le Togo a accueilli ce rassemblement historique. Vous avez fait de ce congrès non seulement un espace de réflexion, mais aussi un véritable sanctuaire de la dignité africaine », a-t-il déclaré. Ses mots ont trouvé un écho particulier dans une salle attentive.

L’intervention a pris une dimension plus politique lorsque l’orateur a évoqué le rôle du Togo auprès des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Il a rappelé les difficultés traversées par le Niger après les sanctions économiques et financières, la fermeture des frontières, les pénuries alimentaires et le manque de médicaments. Dans ce contexte tendu, Lomé a ouvert un passage et offert un appui décisif.

Abdourahamane Oumarou, ancien député du Niger

« Dans ces difficultés, dans cette obscurité, une étoile est apparue : le Togo », a affirmé Abdourahamane Oumarou. Il a salué la vision panafricaniste du Président Faure Gnassingbé et l’engagement du ministre des Affaires étrangères, le professeur Robert Dussey. Selon lui, ce soutien a constitué un souffle vital pour le Niger et l’ensemble de l’AES, à un moment critique.

Le message s’est voulu clair et appuyé. « Ce geste n’était pas seulement diplomatique : il était fraternel. Ce geste n’était pas circonstanciel : il était historique », a-t-il poursuivi, soulignant une solidarité concrète et assumée. Pour beaucoup de participants, cette posture incarne l’essence même du panafricanisme : la fraternité en action et la loyauté dans l’épreuve.

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Au-delà des hommages, le congrès a servi de cadre à des échanges de fond. Les débats ont porté sur la souveraineté africaine, l’unité du continent et la nécessité pour l’Afrique de parler d’une seule voix sur la scène internationale. Des idées fortes ont émergé, nourries par des expériences diverses et une volonté commune de changement.

En accueillant ce 9ᵉ Congrès panafricain, Lomé a confirmé son statut de capitale du dialogue et de la tolérance. Le Togo y a affirmé une diplomatie active, fidèle à une vision panafricaine assumée. Conclusion : au terme de ce rendez-vous, une conviction s’impose. L’unité africaine n’est plus un slogan. À Lomé, elle a pris corps, portée par des actes, des paroles et une ambition partagée.