Frappes américaines au Venezuela : le MMLK déplore la passivité des Nations unies

Dans un communiqué, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) condamne avec fermeté les frappes américaines menées au Venezuela et la capture annoncée du président Nicolás Maduro et de son épouse. L’organisation dénonce une intervention qu’elle juge contraire au droit international et dangereuse pour la paix mondiale.

« Le Mouvement Martin Luther King s’oppose à toute intervention unilatérale et hégémonique dans les affaires intérieures des États », a souligné le communiqué signé par le pasteur Edoh Komi. Le MMLK appelle, à cet effet, au respect strict de la souveraineté des nations et plaide pour l’avènement d’un monde multipolaire, plus équilibré et plus juste, peut-on lire dans le communiqué.
Les faits, tels que rapportés par la Maison Blanche, se seraient déroulés dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026. Sous l’administration de Donald Trump, des frappes auraient visé des cibles militaires au Venezuela, allant jusqu’à l’arrestation du chef de l’État vénézuélien. Une action que le MMLK qualifie d’« atteinte grave à la souveraineté d’un État » et d’« intervention moyenâgeuse », susceptible d’ébranler les fondements mêmes de l’Organisation des Nations unies.
Si le Mouvement reconnaît la dégradation de la situation politique et sécuritaire au Venezuela, marquée notamment par la montée du narcotrafic, il estime que cela ne saurait justifier une intervention militaire sans mandat du Conseil de sécurité de l’ONU. « Une telle pratique ouvre la voie à des précédents dangereux », avertit le communiqué, évoquant le risque d’un monde régi par la loi du plus fort.
Se réclamant de l’héritage du Dr Martin Luther King, opposé en son temps à la guerre du Vietnam, le MMLK réaffirme son attachement aux valeurs de paix, de justice et de dignité humaine. Il met également en garde contre des interventions motivées par des intérêts économiques, notamment l’accès aux ressources pétrolières.
Pour finir, le Mouvement déplore la passivité des Nations unies face à ce qu’il considère comme une hégémonie persistante. Une attitude qui, selon lui, fragilise la crédibilité de l’institution et menace son rôle dans la préservation de la paix mondiale.













