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Hervé Renard tacle sévèrement Brahim Diaz après son penalty raté

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Hervé Renard—La finale de la CAN 2025 laisse une profonde amertume au Maroc. Le sacre était proche. Le public y croyait. Le scénario semblait favorable. Mais un penalty raté a tout changé. La panenka manquée de Brahim Diaz face à Edouard Mendy a marqué les esprits. Et déclenché une vive polémique.

La défaite face au Sénégal a mis fin au rêve marocain. En quête d’un deuxième titre continental, les Lions de l’Atlas ont tout perdu sur un détail. Un choix. Un geste. Dans les derniers instants du match, Brahim Diaz a tenté une panenka. Totalement manquée. En prolongation, Pape Gueye a scellé le sort de la rencontre.

Cette action a provoqué la colère d’Hervé Renard. L’ancien sélectionneur du Maroc n’a pas cherché à nuancer. Aujourd’hui à la tête de l’Arabie saoudite, le technicien français a critiqué ouvertement l’attaquant marocain. « On a le droit de rater un pénalty mais, en pareil cas, je suis catégorique et je n’ai aucune complaisance », a-t-il déclaré au Parisien. Un jugement sans détour.

Renard va plus loin. Il évoque le poids du contexte. « C’est un manque de respect pour tout un pays et tout un peuple en quête d’un succès depuis 50 ans. » Pour lui, une finale de CAN impose des choix simples. Sans prise de risque inutile. Sans geste spectaculaire.

Le technicien parle d’expérience. Lors de la Coupe arabe en décembre 2025, il a vécu une situation proche. « Toutes proportions gardées, j’ai d’ailleurs vécu la même chose à la Coupe arabe face au Maroc. L’un de mes joueurs, Abdullah Al-Hamdan, a totalement raté sa panenka », a-t-il expliqué. Sa réaction avait été ferme. « Je lui ai demandé de m’accompagner ensuite en conférence de presse et de présenter ses excuses. »

Hervé Renard reconnaît toutefois que le contexte change tout. « Si ça s’était produit en finale de CAN, j’aurais peut-être pété un plomb. » Une phrase qui résume sa vision. Tolérance zéro dans les grands rendez-vous.

Pourtant, Brahim Diaz réalisait une excellente CAN 2025. Cinq buts en cinq matchs avant la finale. Un rôle majeur dans le parcours marocain. En obtenant puis en tirant le penalty, il pouvait devenir un héros national. L’histoire en a décidé autrement.

Après une longue interruption et des tensions sur la pelouse, le joueur s’est manqué. Edouard Mendy, lui, a su patienter. Conscient de son erreur, Diaz a assumé. « Hier, j’ai échoué et j’en assume l’entière responsabilité. Je vous présente mes excuses les plus sincères », a-t-il écrit.

Cette panenka restera comme le tournant de la finale. Un geste de trop. Un symbole de frustration. Pour le Maroc, la quête du titre continue. Pour Brahim Diaz, l’apprentissage a été brutal. Mais le football ne pardonne rien. Surtout en finale.