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Extradition de Damiba : le Burkina salue l’appui judiciaire du Togo

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L’ancien président de la transition burkinabè, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a été extradé du Togo vers le Burkina Faso. L’information a été confirmée le 20 janvier 2026 par un communiqué du ministère burkinabè de la Justice. Ouagadougou parle d’une avancée majeure et remercie Lomé pour sa coopération.

La procédure fait suite à une dénonciation enregistrée le 5 janvier 2026 auprès du parquet du Tribunal de grande instance de Ouaga I. Elle met en cause plusieurs personnes, civiles et militaires, dont Paul-Henri Sandaogo Damiba, pour des faits jugés graves et liés à la sûreté de l’État.

Les accusations portent notamment sur le détournement de deniers publics, l’enrichissement illicite, la corruption, l’incitation à la commission d’infractions, le recel aggravé et le blanchiment de capitaux. Face à ces éléments, la justice burkinabè a rapidement enclenché la procédure.

Dès le 6 janvier, une information judiciaire est ouverte. Sur réquisition du parquet, un mandat d’arrêt international est délivré contre l’ancien chef de la transition. Une demande officielle d’extradition est ensuite adressée aux autorités togolaises, dans le cadre de la coopération pénale internationale.

Après examen du dossier, la Chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé autorise l’extradition le 16 janvier 2026. Paul-Henri Sandaogo Damiba est remis aux autorités burkinabè et arrive à Ouagadougou le 17 janvier pour répondre des faits qui lui sont reprochés, conformément aux lois en vigueur.

Dans son communiqué, le gouvernement burkinabè remercie les autorités togolaises pour leur « parfaite coopération judiciaire », soulignant la solidité des relations entre les deux pays.

Avec cette extradition, la justice burkinabè reprend la main sur un dossier sensible. L’affaire entre désormais dans une phase décisive.