
Depuis 1957, la Coupe d’Afrique des nations (CAN) s’est imposée comme le miroir du football africain. Au fil des éditions, elle a consacré des puissances durables, révélé des outsiders inattendus et accompagné l’évolution sportive du continent. À l’issue de la CAN 2025, remportée par le Sénégal, le palmarès offre une lecture éclairante des dynamiques du football africain.
Avec sept titres, l’Égypte reste la nation la plus titrée de l’histoire de la compétition. Sacrés en 1957 et 1959 lors des premières éditions, les Pharaons ont bâti une domination impressionnante dans les années 2000 avec trois sacres consécutifs en 2006, 2008 et 2010. Une longévité exceptionnelle qui fait de l’Égypte la référence historique de la CAN.
Derrière, le Cameroun s’impose comme le rival le plus constant. Les Lions indomptables ont remporté cinq trophées (1984, 1988, 2000, 2002 et 2017), incarnant une puissance athlétique et tactique reconnue à travers les générations. Le Ghana, avec quatre sacres (1963, 1965, 1978, 1982), complète le podium des grandes nations historiques.
Plusieurs pays affichent trois titres au compteur. Le Nigeria (1980, 1994, 2013) et la Côte d’Ivoire (1992, 2015, 2023) se distinguent par leur capacité à renaître après des périodes creuses. Les Éléphants ivoiriens, en particulier, ont marqué les esprits avec leur sacre à domicile en 2023.
À deux titres, l’Algérie (1990, 2019), le Sénégal (2021, 2025) et le Zaïre, aujourd’hui RD Congo (1968, 1974), illustrent des trajectoires différentes. Le Sénégal, dernier en date, confirme sa montée en puissance et s’installe désormais parmi les références continentales.
Enfin, neuf pays ont soulevé le trophée une seule fois : l’Éthiopie (1962), le Soudan (1970), le Congo (1972), le Maroc (1976), l’Afrique du Sud (1996), la Tunisie (2004) et la Zambie (2012). Autant de sacres uniques, souvent chargés de symboles nationaux forts.
Une occasion manquée, un titre perdu : le Maroc tombe face au Sénégal
À travers ses champions, la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) raconte une Afrique du football plurielle, en mouvement constant. Si certaines nations ont bâti de véritables dynasties, d’autres rappellent que, sur le continent, l’histoire reste toujours ouverte.













