header image

Les Etats-Unis quittent officiellement l’OMS, après 78 ans d’adhésion

0
173

Les États-Unis ont officiellement quitté l’Organisation mondiale de la santé (OMS), mettant fin à près de 78 ans d’adhésion et à leur rôle de principal bailleur de fonds. Cette décision, entrée en vigueur le 22 janvier 2026, marque une rupture historique dans la gouvernance mondiale de la santé.

Le retrait fait suite à la signature, un an plus tôt, par le président Donald Trump du décret exécutif n°14155, dès son premier jour de second mandat. Il justifiait ce départ par une prétendue mauvaise gestion de la pandémie de COVID-19, l’absence de réformes et l’influence politique des États membres.

Pour le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, cette décision suscite « un profond regret ». Il avertit que la perte du soutien américain compromet la coordination mondiale contre les maladies infectieuses. « La mission essentielle de l’agence est affaiblie », a-t-il souligné.

Washington défend son choix. Le ministère de la Santé et le département d’État évoquent les échecs de l’OMS lors des crises sanitaires et promettent de privilégier des collaborations bilatérales. Dans un contexte local, certains dirigeants comme le gouverneur du Colorado, Jared Polis, critiquent cette décision, rappelant que la coopération mondiale protège la population américaine.

Lamine Yamal bouscule déjà les standards de Messi et Cristiano

Le retrait a aussi des conséquences financières importantes. Les États-Unis contribuaient à hauteur de 18 % du budget de l’OMS. Avec les cotisations impayées, environ 260 millions de dollars. L’agence doit réduire ses effectifs et certaines activités, mettant en danger des programmes de santé dans les pays les plus pauvres.

Les experts alertent sur la surveillance des maladies et la préparation aux épidémies. L’absence des États-Unis dans les systèmes de suivi des virus, comme la grippe, pourrait retarder la détection des menaces et affaiblir la réponse internationale. Certains redoutent aussi que ce retrait n’ouvre la voie à une influence accrue de pays comme la Chine ou la Russie au sein de l’OMS.

Ce départ marque un tournant majeur pour la santé mondiale. Il illustre les tensions entre souveraineté nationale et coopération internationale et pose la question de l’avenir de la préparation mondiale face aux crises sanitaires.