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Sotouboua-RN1 : un grave accident sur le pont de Kaniamboua

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La route nationale n°1 (RN1), colonne vertébrale du réseau routier togolais, a une nouvelle fois été le théâtre d’un accident d’une rare violence. Le vendredi 6 février 2026, au niveau du pont de Kaniamboua, dans la commune de Sotouboua 1, deux camions semi-remorques sont entrés en collision frontale lors d’un croisement délicat, provoquant une scène de chaos sur cet axe hautement stratégique.

D’après un communiqué conjoint des ministères de la Sécurité, des Transports et des Travaux publics, l’impact a été d’une extrême brutalité. Sous la force du choc, l’un des poids lourds a été la proie des flammes, déclenchant un incendie spectaculaire. Les deux véhicules ont été sévèrement endommagés, tandis que l’ouvrage d’art a subi des dégradations importantes, fragilisant certaines de ses composantes structurelles.

Malgré la gravité de l’accident, aucune perte en vie humaine n’a été signalée. Une issue heureuse, saluée par les autorités, au regard des précédents dramatiques enregistrés sur cette même route et de l’intensité du trafic quotidien.

« Dès la survenance de l’accident, les forces de sécurité et les services de secours ont été immédiatement déployés sur les lieux. Leur intervention rapide a permis de circonscrire l’incendie, de sécuriser la zone et de rétablir partiellement la circulation afin d’éviter un blocage prolongé de cet axe stratégique reliant le nord et le sud du pays », souligne le communiqué officiel.

Dans l’attente d’un retour à la normale, les pouvoirs publics ont instauré un dispositif exceptionnel de régulation du trafic. La circulation est provisoirement organisée en demi-chaussée, de manière alternée dans les deux sens. En parallèle, des dispositions techniques ont été arrêtées pour l’aménagement rapide d’une voie de déviation, en attendant les travaux de reconstruction du pont endommagé.

Cet accident s’inscrit dans un contexte alarmant de recrudescence des drames routiers sur la RN1. Pour mémoire, un autre accident d’une extrême gravité est survenu le 31 janvier dernier à Gléï, causant la mort de dix personnes, selon les données officielles. Ce drame avait profondément ému l’opinion publique et ravivé les interrogations sur l’état des infrastructures et le comportement des usagers.

Les ministres signataires du communiqué ont tenu à saluer le sens civique et la discipline des conducteurs, qui ont scrupuleusement respecté les consignes édictées par les forces de sécurité et de secours.

Face à cette série noire, les autorités lancent un appel pressant à la vigilance. Elles exhortent les usagers à adopter une conduite responsable, à observer rigoureusement le code de la route et à redoubler de prudence, en particulier sur les axes à forte densité de circulation et à l’approche des ouvrages d’art.

L’accident de Kaniamboua, s’il n’a pas coûté de vies humaines, illustre une fois de plus la fragilité de la sécurité routière sur la RN1. Il rappelle l’impérieuse nécessité d’une vigilance constante, d’infrastructures adaptées et d’un comportement irréprochable des conducteurs pour éviter que la route ne continue de se transformer en théâtre de tragédies.