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Certificat d’origine au Togo : le MMLK appelle à une réduction des frais

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Dans un contexte où l’accès aux droits fondamentaux demeure une exigence impérieuse, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) élève la voix contre le coût jugé « excessif » du certificat d’origine au Togo. Dans un communiqué rendu public samedi 21 février, l’organisation de défense des droits humains appelle à une réforme urgente, au nom de l’équité sociale et du respect des textes en vigueur.

D’emblée, le mouvement rappelle que « le droit à la nationalité est reconnu par la constitution togolaise », soulignant ainsi le caractère inaliénable de ce droit fondamental. Or, pour en jouir pleinement, l’obtention du certificat d’origine, document délivré par les autorités traditionnelles avec l’appui des forces de sécurité, constitue une étape incontournable.

Cependant, le MMLK déplore que « le coût que génère le certificat d’origine est fixé à 15.000 F », un montant qu’il estime largement au-dessus des capacités financières de nombreux citoyens, peut-on lire dans le communiqué. Dès lors, l’organisation juge que « ce à quoi l’on a droit doit être accessible à toutes les bourses », a souligné le communiqué, plaidant pour une réduction substantielle et raisonnable des frais, de 15.000 F à 5.000 F.

Au-delà du tarif officiel, le mouvement que préside le pasteur Edoh Komi s’indigne également de pratiques illicites observées sur le terrain. Il constate avec amertume que « des frais complémentaires sont perçus », alourdissant indûment la charge des demandeurs, a fait savoir le mouvement que préside Pasteur Edoh Komi.

Dans cette dynamique, le MMLK salue les initiatives de certains responsables administratifs, notamment les préfets de Vo et d’Agou, qui ont récemment rappelé à l’ordre les auteurs de ces dérives. Une démarche saluée comme un premier pas vers l’assainissement du processus.

Enfin, le mouvement appelle les citoyens à la vigilance face aux « démarcheurs mal intentionnés et cupides », les exhortant à dénoncer toute forme d’abus. Fidèle à son credo, « la voix des sans voix », le MMLK réaffirme ainsi son engagement en faveur d’une gouvernance plus juste et respectueuse des droits de tous.