Togo : nouvelle cartographie sécuritaire avec l’implantation de 14 unités de police

C’est une reconfiguration d’envergure du dispositif sécuritaire qui s’opère en Togo. À travers une extension ciblée de la présence policière, les autorités entendent densifier le maillage territorial et rapprocher davantage les forces de sécurité des populations, dans un contexte de pression urbaine et rurale croissante.
Au cœur de cette dynamique, le ministre de la Sécurité, le colonel Calixte Batossie Madjoulba, a signé le 7 mai 2026 un arrêté actant la création de quatorze nouvelles unités de police sur l’ensemble du territoire national. Une décision qui redessine la cartographie opérationnelle des forces de l’ordre, entre commissariats centraux, brigades anti-criminalité et postes de police.
Selon les termes de l’arrêté, ces nouvelles structures ont pour mission « la protection des personnes et des biens ainsi que le maintien et le rétablissement de l’ordre public dans leurs ressorts respectifs ». Chaque unité dispose d’un périmètre d’intervention strictement défini, afin d’assurer une couverture plus fine et plus réactive des zones concernées.
Dans le Grand Lomé, quatre unités viennent renforcer un tissu urbain particulièrement dense : deux commissariats centraux, l’un basé à Adidogomé avec siège à Sagbado, l’autre à Baguida, ainsi que deux Brigades Anti-Criminalité (BAC) installées à Kégué et Adakpamé. Ces structures sont stratégiquement positionnées pour répondre aux enjeux sécuritaires des quartiers périphériques et fortement peuplés de la capitale.
Le Secteur Maritime bénéficie également d’un renforcement notable avec quatre unités supplémentaires : un commissariat de police à Kpala et trois brigades anti-criminalité déployées à Kpala, Djagblé et Kévé. Leur champ d’action s’étend du canton de Kpala à l’ensemble de la préfecture de l’Avé, en passant par Djagblé et Avéta, traduisant une volonté de contrôle territorial élargi.
Dans les régions des Plateaux, quatre postes de police sont implantés à Awagomé (Ogou), Kpové (Haho), au marché central de Kpalimé (Kloto) et à Agou-Nyogbo (Agou). Ces unités visent à désenclaver des localités jusqu’ici éloignées des dispositifs de sécurité, souvent dépendantes de longues distances pour toute intervention.
Le dispositif s’étend également au Secteur Central, avec un poste de police à Bouzalo dans la préfecture de Tchaoudjo, couvrant plusieurs localités environnantes telles que Malfakassa, Alombe et Tabalo. Dans les Savanes, un poste est installé à Tampialim, dans la préfecture de Tandjouaré, pour sécuriser Tampialim centre 1 ainsi que les cantons de Tingkpang et Bakarkoin.
Cette expansion traduit une stratégie claire : renforcer la présence policière au plus près des populations et verrouiller davantage les zones sensibles du territoire national.














