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Togo : coup de balai dans l’administration, plus de 50 agents radiés

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Le ton est donné. Au Togo, l’administration publique vient de connaître une opération de grande envergure marquée par la radiation de plus de cinquante agents impliqués dans des pratiques frauduleuses. Une décision qui traduit une volonté affirmée de remettre de l’ordre dans un appareil étatique longtemps confronté à des irrégularités internes.

Au total, 64 agents dits « irréguliers » ont été interpellés à la suite de contrôles administratifs approfondis. Les enquêtes ont mis en lumière un ensemble de fraudes présumées : faux diplômes, signatures falsifiées, avancements fictifs et manipulations de dossiers administratifs. Des pratiques qui auraient permis à certains individus d’intégrer ou de progresser dans la fonction publique en dehors de tout cadre légal.

Selon une source officielle, l’ouverture des investigations a également été marquée par des tentatives de fuite de certains suspects. Mais la coordination entre le parquet et les services du ministère de la Sécurité a permis leur localisation, suivie de leur interpellation. Une coopération institutionnelle qui a renforcé l’efficacité de l’opération.

Dans la foulée, plus de 50 agents ont été radiés d’office de la fonction publique. Cette mesure, qualifiée de « décision actée » par le président du Conseil, Faure Gnassingbé, s’inscrit dans une dynamique de rigueur et de moralisation de l’administration publique.

Au sein des cercles administratifs, cette décision est perçue comme un signal fort. « Le message envoyé est limpide : le temps des arrangements administratifs, des protections occultes et des carrières bâties sur le faux est révolu. Une nouvelle exigence s’installe, portée au plus haut sommet de l’État. Désormais, l’État veille, le mérite est protégé et le droit s’applique à tous », a déclaré un cadre de l’administration publique.

Dans la même logique, un autre responsable administratif estime que cette opération dépasse le simple cadre disciplinaire. « Par cet acte, Faure Gnassingbé imprime une méthode et incarne une vision : remettre l’ordre là où l’habitude avait installé la complaisance, protéger les agents honnêtes, restaurer le mérite et réaffirmer que la Fonction publique n’est pas un refuge pour les arrangements administratifs. C’est la marque d’un chef d’État qui réforme par l’exemple et gouverne par le droit », a-t-il indiqué sous anonymat.

Cette vague de sanctions intervient dans un contexte où la fonction publique togolaise comptait environ 71 000 agents à fin 2024, avec une projection de près de 84 000 fonctionnaires actifs en 2025, selon les données officielles. Une évolution des effectifs qui s’accompagne désormais d’une volonté accrue de contrôle, de transparence et d’assainissement administratif.