ADEBAYOR « On me salit avec les mêmes bouches que j’ai nourries »

Sheyi Emmanuel Adebayor
Sheyi Emmanuel Adebayor ne veut plus tendre la main comme avant. L’ancienne star des Éperviers, longtemps célébrée pour sa générosité, dit aujourd’hui avoir atteint ses limites. Trop de méfiance. Trop d’ingratitude. Et un sentiment amer : celui d’avoir été trahi par ceux-là mêmes qu’il a aidés.

Dans un live TikTok très suivi, « SEA » a expliqué ce revirement. Celui que le public surnomme « Number Four » ou « la Légende » assure avoir reçu, ces dernières années, plus de mépris que de reconnaissance. Ses multiples gestes de soutien n’auraient récolté, selon lui, que critiques et attaques, souvent venues de proches ou d’admirateurs de longue date.
Il évoque à demi-mot ses démêlés avec certains de ses détracteurs. Des rumeurs lient ces tensions au récent séjour carcéral d’un jeune tiktokeur à la prison civile de Lomé. Adebayor ne confirme rien, mais son amertume est palpable. « On me salit avec les mêmes bouches que j’ai nourries », lâche-t-il.
L’ancien capitaine raconte aussi l’histoire d’un jeune homme qu’il aurait généreusement aidé. Le même, quelques mois plus tard, l’accuse publiquement d’avoir de « l’argent sale ». Adebayor s’interroge : « Quand tu le prenais, tu ne savais pas que c’était sale ? Ramène-le-moi alors. »
Ce climat de suspicion l’a profondément marqué. Des femmes viennent encore chez lui pour solliciter une aide. Mais il détourne le regard, dit-il, faute de savoir « qui est vrai, qui est faux ». Même pour 50 000 F, il refuse désormais. « Je ne peux pas vous aider. Je sais que demain, vous parlerez mal de moi », confie-t-il.
Il rappelle enfin, non sans provocation, avoir acheté quatre voitures de luxe en un jour à Londres. Une façon d’affirmer qu’il « ne peut plus mourir pauvre ».
Entre blessures et prudence, Adebayor assume désormais une générosité sélective. Un choix dicté, dit-il, par la méfiance. Et par l’envie de préserver ce qui lui reste de paix.













