AES : Soulémana Mangbazim examine le devenir d’une alliance stratégique

Dans un contexte géopolitique africain en pleine recomposition, l’ouvrage « Alliance des États du Sahel (A.E.S) : Encrage idéologique et devenir » de Soulémana Mangbazim propose une lecture approfondie de la dynamique politique qui se dessine autour de l’Alliance des États du Sahel (AES). À travers une réflexion dense et engagée, l’auteur explore les fondements idéologiques et les perspectives d’avenir de cette organisation régionale née le 16 septembre 2023 et réunissant le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
Dans son analyse, l’activiste du progrès scientifique et technologique du monde noir place la question de la dignité et de l’autonomie des peuples africains au centre du débat. Pour lui, « les âmes sensibles et averties s’accordent à reconnaître l’importance des questions relatives à la dignité de l’homme noir », un enjeu qu’il considère comme fondamental pour l’avenir des sociétés africaines. L’initiative portée par l’AES s’apparente ainsi, selon lui, à « une nouvelle quête d’indépendance pour nos États ».
Plus de six décennies après les indépendances formelles, l’auteur estime qu’il devient impératif d’identifier les leviers stratégiques capables de soutenir cette nouvelle orientation politique. Au cœur de sa démonstration figurent deux notions qu’il présente comme les piliers de la dynamique sahélienne : « la souveraineté et l’indépendance ». Il rappelle que « la souveraineté suppose la capacité pleine et entière d’un État à décider librement de son destin, sans ingérence extérieure », tandis que « l’indépendance se traduit par l’affirmation concrète de cette souveraineté dans les choix politiques, économiques et sociaux ».
Cependant, l’avenir de cette ambition ne saurait reposer uniquement sur les dirigeants politiques. Dans le résumé de son analyse, Mangbazim souligne que « l’Alliance des États du Sahel se veut une organisation fondée sur l’affirmation de la souveraineté et de l’indépendance face aux anciennes dépendances ». Mais cette vision, insiste-t-il, dépendra avant tout de l’adhésion des peuples et de la capacité des élites à assumer pleinement ce projet souverainiste.
L’auteur insiste également sur un autre facteur déterminant : la maîtrise de la science et de la technologie. Il rappelle que « la science repose sur des méthodes rigoureuses de résolution des problèmes » et regrette que les sociétés africaines consomment aujourd’hui des technologies dont elles ne maîtrisent ni les principes ni les mécanismes de fabrication. Selon lui, le véritable tournant pour l’AES passera par un transfert réel de compétences et par la réappropriation des savoirs scientifiques.
Enfin, Mangbazim n’ignore pas les incertitudes qui entourent cette expérience politique inédite. « L’avenir de l’AES dépendra de l’adhésion populaire, du développement de la science et de la technologie, ainsi que de l’équilibre géopolitique mondial », écrit-il, évoquant également le rôle des dirigeants actuels et la nature des alliances internationales dans la consolidation de cette organisation.
Voici l’intégralité du document 👇👇👇
A E S ENCRAGE IDEOLOGIQUE ET DEVENIR (ARTICLE) MOD 2
Au-delà d’un simple essai politique, l’ouvrage se présente ainsi comme une invitation à réfléchir sur les conditions réelles d’une souveraineté africaine durable. Une réflexion qui, selon son auteur, engage autant les dirigeants que les citoyens dans la construction d’un avenir véritablement autonome pour le Sahel.













