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Affaire King Mensah : Achikan Goro et Shadow Smart libérés

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L’affaire connaît désormais son épilogue. Les deux jeunes internautes connus sous les pseudonymes Achikan Goro et Shadow Smart ont retrouvé la liberté après plusieurs jours passés en détention. Dans un communiqué publié mercredi 25 mars 2026, la cellule de communication de l’artiste togolais King Papavi Mensah a annoncé le retrait de la plainte à l’origine de leur incarcération.

« La cellule de communication de l’artiste King Papavi Mensah informe l’opinion publique et les internautes de la libération de deux jeunes compatriotes, connus sous les pseudonymes Achikan Goro et Shadow Smart », peut-on lire dans le communiqué.

Les deux jeunes avaient été interpellés puis incarcérés le 17 mars dernier à la prison civile de Lomé. Cette procédure judiciaire faisait suite à une plainte pour diffamation et injures publiques déposée après la publication de plusieurs contenus visant l’artiste sur les réseaux sociaux.

Selon le communiqué, l’objectif de la démarche n’était pas uniquement répressif. L’artiste souhaitait surtout rappeler l’importance du respect et de la responsabilité dans l’espace numérique. « Attaché aux valeurs de respect et d’éducation, King Papavi Mensah estime qu’une faute doit parfois être corrigée pour servir de leçon », peut-on lire dans la déclaration officielle.

La cellule de communication précise également que la décision de laisser la procédure suivre son cours visait à sensibiliser la jeunesse et les internautes aux conséquences de certains propos tenus en ligne. Toutefois, après plusieurs jours de réflexion, l’artiste a choisi d’apaiser la situation.

Ainsi, « il a engagé le retrait de la plainte, considérant que les intéressés ont compris la portée de leurs actes ». Cette décision a été prise en concertation avec l’ancien capitaine des Éperviers du Togo, Emmanuel Adebayor, qui a lui aussi accepté de retirer sa plainte « dans un esprit de clémence et de responsabilité sociale ».

Depuis ce mercredi, les deux jeunes hommes sont donc libres. « À compter de ce jour, Achikan Goro et Shadow Smart sont libres », précise le communiqué.

Au-delà de cette libération, cette affaire rappelle une réalité souvent négligée sur les réseaux sociaux. Comme le souligne le communiqué, « la liberté d’expression a des limites » et implique le respect de la loi et des autres. Les plateformes numériques, conclut la cellule de communication, doivent avant tout servir à « construire, informer et valoriser notre pays », plutôt qu’à propager insultes et attaques gratuites.