Affaire Roger Amémavoh : le gouvernement togolais réagit

Roger Amémavoh, journaliste
Face aux informations relayées sur de supposées menaces et intimidations visant le journaliste Roger Amémavoh, le gouvernement togolais sort de sa réserve. Les autorités assurent que la situation est suivie avec sérieux et discernement.
Dans un communiqué conjoint, les ministres Yawa A. KOUIGAN et le Colonel Calixte Batossie MADJOULBA ont fait savoir que la justice n’est pas encore saisie du dossier. Ils précisent néanmoins que des vérifications appropriées seront conduites afin d’établir la matérialité des faits et d’apprécier les circonstances évoquées. Une approche méthodique, inscrite dans le respect strict des procédures légales.
Au-delà de ce cas précis, l’exécutif réaffirme son attachement indéfectible à la liberté d’expression. Ce principe fondamental est garanti par la Constitution de la République togolaise ainsi que par les instruments juridiques internationaux ratifiés par le Togo. L’exercice du journalisme, dès lors qu’il se conforme aux lois et règlements en vigueur, bénéficie pleinement de la protection de l’État. Le message se veut rassurant pour les acteurs des médias.
Le journaliste Roger Amemavoh menacé : le SYNJIT monte au créneau
Les autorités rappellent, par ailleurs, que l’activité de presse et de communication obéit à des formalités clairement établies. Toute personne désireuse d’exercer dans ce secteur est invitée à s’y conformer. Dans le même temps, le gouvernement souligne que toute personne vivant sur le territoire national, journaliste ou non, a droit à la protection de l’État lorsque sa sécurité ou ses droits sont menacés par des tiers.
L’exécutif martèle sa détermination à garantir la sécurité des citoyens et préserver les libertés publiques, dans le strict respect de l’État de droit.
Par cette prise de parole, le gouvernement togolais cherche à apaiser les inquiétudes et à réaffirmer le cadre légal qui régit la liberté d’expression au Togo. Entre vigilance sécuritaire et respect des droits fondamentaux, les autorités affichent une volonté claire : faire la lumière sur les faits, sans précipitation mais avec fermeté.











