header image

Banques et assurances : les syndicats dénoncent les dérives sociales

0
1031

Réunis en assemblée générale le samedi 16 août 2025, le Syndicat des Employés et Cadres des Assurances du Togo (SYNASSUR) et le Syndicat des Employés et Cadres des Banques, Établissements Financiers et Assurances du Togo (SYNBANK) ont dressé un constat alarmant sur les pratiques salariales et sociales dans leur secteur. Les deux organisations annoncent des mesures fortes pour contraindre les employeurs à plus d’équité.

Au cœur des débats, la question des salaires a suscité une vive indignation. Les syndicats dénoncent des écarts injustifiés entre employés, certains percevant des rémunérations triples pour un travail de valeur équivalente. « Concernant les salaires, que ce soit dans la convention C095 de l’OIT ou le Code du Travail du Togo, le salaire se définit comme suit (…) », ont-ils rappelé, insistant sur le principe d’égalité de traitement. Ils estiment intolérable qu’un cadre supérieur touche dix millions de francs CFA par mois quand le salaire le plus bas ne dépasse pas deux cent mille. « Le rapport entre le salaire le plus élevé et le salaire le plus bas est de cinquante (50) fois alors que la norme (…) est de vingt (20) fois », ont-ils martelé.

Le cas de SUNU Bank Togo a également occupé une large place. Les syndicats rejettent l’argument d’un licenciement pour motif économique, soulignant que « la masse salariale n’a jamais dépassé le montant inscrit au budget et validé par le Conseil d’Administration ». Ils attribuent les difficultés à un modèle économique défaillant et dénoncent des recrutements par affinités, des crédits octroyés en violation de la déontologie ainsi que des « traitements dégradants » ayant provoqué stress et décès parmi les employés.

Enfin, les deux syndicats ont évoqué le dossier d’un délégué d’Ecobank Togo. « Lors des discussions sur le dossier, nous avons sollicité une audience auprès de la Direction Générale en date du 02 juin 2025 et celle-ci n’a jamais répondu », ont-ils regretté, précisant que l’affaire n’incrimine pas la banque mais uniquement un salarié.

À l’issue de cette rencontre, SYNASSUR et SYNBANK annoncent des décisions fermes destinées à défendre la dignité et les droits des travailleurs du