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Banques et assurances : une grève de grande ampleur se prépare

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Un vent de contestation souffle à nouveau sur le secteur bancaire et assurantiel togolais. Après le licenciement jugé arbitraire de 42 employés de SUNU Bank, les principales centrales syndicales annoncent une grève générale de 72 heures les 24, 25 et 26 septembre 2025.

Cette mobilisation, qui paralysera banques, assurances et institutions financières, s’annonce comme l’une des plus significatives de l’histoire sociale du pays. Les syndicats entendent adresser un signal fort face à ce qu’ils qualifient de dérives managériales et d’atteintes répétées aux droits des salariés.

Banques et assurances : les syndicats dénoncent les dérives sociales

Réunis le 12 septembre au siège du SYNBANK à Lomé, les responsables du Syndicat des employés de banque (SYNBANK) et de celui des assurances (SYNASSUR) ont affiché leur volonté d’agir ensemble. « Cette rencontre visait à informer nos membres et à recueillir leurs préoccupations en vue des prochaines discussions avec le patronat », a expliqué Yati Baba, secrétaire général du SYNBANK. Il a souligné qu’une communication claire reste indispensable pour contrer la désinformation.

La crise s’est aggravée après que des dirigeants de SUNU Bank ont reconnu publiquement que le rapport de la commission bancaire mettait en cause la viabilité de leur modèle économique. « Si les dirigeants reconnaissent que leur modèle n’est pas viable, cela veut dire que leurs investissements ne sont ni durables, ni inclusifs, ni socialement responsables », a dénoncé M. Baba.

Les syndicats s’indignent également du caractère discriminatoire des licenciements : plus de 90 % des personnes concernées sont des femmes, dont plusieurs délégués syndicaux. Cette décision est perçue comme une remise en cause directe de la liberté syndicale.

Face à ces « licenciements abusifs » et à ces « violations des droits sociaux », les centrales appellent à une cessation totale d’activité. « La base est déterminée », insiste Yati Baba. « Cette grève est un signal d’alarme face à une gestion managériale injuste et insoutenable. »

Libertés syndicales menacées : le SYNPHOT hausse le ton

À ce stade, les discussions avec l’Association des Professionnels des Banques et Finances demeurent bloquées, laissant planer de lourdes incertitudes sur l’avenir du secteur.