
À Lomé, l’enseignement supérieur africain amorce une inflexion décisive. Les 10 et 11 mars 2026, le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) a tenu la 16ᵉ réunion extraordinaire de son Comité consultatif général (CCG). Une rencontre d’envergure. Elle consacre une volonté affirmée de refonder les dynamiques de coopération universitaire sur le continent.
Réunis en marge des 7ᵉ Journées scientifiques, les délégués issus de douze États membres ont adopté une série d’orientations résolument ambitieuses. Leur ambition est claire : insuffler un nouvel élan à la recherche africaine. Au cœur de ces résolutions figurent l’instauration de mécanismes innovants de coopération scientifique, la création de collèges d’écoles doctorales et l’édification de pôles d’excellence dédiés à la recherche et à l’innovation. Dans cette même dynamique, le processus de mise en place de l’Académie virtuelle du CAMES connaîtra une accélération notable, soutenue par un calendrier resserré pour l’adoption des textes réglementaires.
Par ailleurs, cette session a servi de cadre à l’affinement des préparatifs de la 43ᵉ session du Conseil des ministres du CAMES, prévue en juin 2026 à Libreville. Une échéance majeure. Elle devrait permettre de consolider les réformes en cours et de renforcer la gouvernance académique. L’objectif est d’intensifier les synergies entre les systèmes d’enseignement supérieur et de recherche des États membres.
Sur le plan technique, plusieurs dossiers structurants ont été examinés avec rigueur. Le CCG a entériné les résultats du 22ᵉ concours d’agrégation en Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion (SJPEG). Il a également validé ceux de la 47ᵉ session des Comités consultatifs interafricains (CCI). Les conclusions du Programme de reconnaissance et d’équivalence des diplômes (PRED) ont, elles aussi, reçu l’aval des participants.
La cérémonie d’ouverture, présidée par le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur Gado Tchangbedi, s’est tenue à l’Université de Lomé, conférant à l’événement un caractère solennel et stratégique.
Le CAMES, à travers ces décisions structurantes réaffirme son rôle cardinal dans la mutation qualitative de l’enseignement supérieur africain. Lomé s’impose ainsi comme l’épicentre d’une réflexion prospective, tournée vers l’excellence académique, l’innovation et l’intégration scientifique du continent. Une trajectoire prometteuse, porteuse de profondes transformations pour les universités africaines.













