
L’ancien Ballon d’Or 1995, George Weah, sort du silence et prend position. Dans une déclaration ferme, il conteste la décision de la Confédération Africaine de Football de retirer la CAN 2025 au Sénégal. Pour lui, cette mesure fragilise les fondements mêmes du football africain.
Au cœur de son argumentaire, l’ex-international libérien invoque les règles essentielles du jeu. Sur sa page Facebook, il rappelle que « l’arbitre est l’autorité finale pendant le match ». S’appuyant sur la Loi 5 des règles de la FIFA, il souligne que les décisions arbitrales liées aux faits de jeu sont irrévocables. Selon lui, un match conduit à son terme ne peut être reconsidéré après coup par une instance disciplinaire.
Revenant sur la rencontre Sénégal-Maroc, il insiste sur un point clé : le match s’est déroulé jusqu’à son terme, y compris après le temps additionnel. Le résultat a donc été acquis sur le terrain. Il ajoute que le rapport de l’arbitre mentionne un arrêt de jeu et non un forfait, tout en préconisant des sanctions appropriées pour les incidents constatés.
Face à cette situation, George Weah ne mâche pas ses mots. Il juge la décision du comité de la CAF contraire à l’esprit du sport. « Le football doit être décidé sur le terrain, pas redécidé après le coup de sifflet final », martèle-t-il, dénonçant une dérive préoccupante.
Dans un appel solennel, il invite le Tribunal arbitral du sport à intervenir pour corriger ce qu’il considère comme une injustice manifeste. Par ailleurs, il dément formellement les rumeurs circulant en ligne, qualifiant de « fallacieuses » les affirmations selon lesquelles il soutiendrait la décision de la CAF.
Au-delà du cas sénégalais, George Weah alerte sur les risques pour la crédibilité du football africain. Une telle décision, prévient-il, pourrait entamer la confiance et l’intégrité des compétitions.
Par cette prise de position tranchée, George Weah ravive le débat autour de la gouvernance du football africain. Son intervention met en lumière une exigence essentielle : préserver l’équité sportive et la primauté du terrain. Plus que jamais, l’avenir des compétitions africaines repose sur des décisions justes, transparentes et respectueuses des règles du jeu.













