
Au Congo, le président sortant Denis Sassou Nguesso s’est montré confiant dimanche 15 mars après avoir accompli son devoir civique à Brazzaville. Le chef de l’État, candidat à sa propre succession, a voté dans un bureau de la capitale lors du premier tour de l’élection présidentielle.
À 82 ans, Denis Sassou Nguesso brigue un nouveau mandat. Il espère ainsi prolonger son long règne à la tête du pays. Au total, l’homme fort de Brazzaville cumule déjà 42 années de pouvoir. Dans ce scrutin, il fait face à six autres candidats. Mais plusieurs figures majeures de l’opposition ont choisi de boycotter l’élection.
Après avoir glissé son bulletin dans l’urne, le président sortant s’est adressé à la presse avec optimisme.
« Ma femme et moi avons rempli nos devoirs civiques. Nous gardons l’espoir que ce que j’ai entendu (la promesse de victoire) pendant la campagne se concrétise aujourd’hui. Je dis donc au peuple que si nous sommes élus, le projet (de développement) que nous avons présenté sera mis en œuvre, et nous espérons que le peuple se mobilisera et se tiendra à nos côtés. », a-t-il déclaré.
Sur le terrain toutefois, l’ambiance semblait plutôt calme au début de la journée électorale. Dans plusieurs centres de vote, les électeurs se faisaient rares à l’ouverture des bureaux. Une situation qui nourrit les interrogations sur la participation.
Selon les chiffres officiels, environ 2,5 millions d’électeurs sont inscrits sur les listes électorales. Pourtant, de nombreux observateurs estiment que le taux de participation pourrait être particulièrement faible. Certains évoquent même un niveau historiquement bas pour ce scrutin présidentiel.
La participation reste donc l’un des principaux enjeux de cette élection. Elle pourrait influencer la perception de la légitimité du vote, dans un contexte marqué par l’absence d’une partie de l’opposition.
Au Congo, tous les regards se tournent désormais vers la suite du processus électoral. Les résultats de ce premier tour permettront de mesurer l’adhésion des électeurs et de déterminer si Denis Sassou Nguesso parviendra à consolider encore davantage son pouvoir politique.













