Flambée des loyers à Lomé : le MMLK demande des mesures urgentes au gouvernement

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À Lomé et dans plusieurs localités environnantes, la question du logement prend une tournure préoccupante. Face à la hausse des loyers et aux cautions jugées excessives imposées à certains locataires, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) interpelle directement le gouvernement togolais et réclame des mesures urgentes pour mettre fin aux abus dénoncés sur le marché locatif.
Dans une lettre ouverte adressée au gouvernement et au ministère chargé de l’Urbanisme, le MMLK, organisation engagée dans la défense des populations vulnérables, alerte sur les difficultés croissantes rencontrées par les ménages togolais pour accéder à un logement décent à Lomé et dans ses environs.

Selon le mouvement dirigé par le pasteur Edoh Komi, la réglementation qui encadre le cautionnement des loyers ne serait pas suffisamment respectée sur le terrain. L’organisation affirme que certains propriétaires ou intermédiaires continuent d’exiger des cautions pouvant atteindre six, huit, voire douze mois de loyer, et dans certains cas jusqu’à deux années.
Le coût du logement inquiète les ménages
Pour le MMLK, cette situation accentue la précarité des familles et fragilise particulièrement les catégories disposant de revenus modestes. Fonctionnaires, étudiants, travailleurs du secteur informel ou encore mères de famille seraient confrontés à des difficultés importantes pour réunir les sommes exigées avant même d’intégrer un logement.
Le mouvement dénonce également une progression des loyers qu’il estime insuffisamment encadrée. Une situation qui, selon lui, expose certains locataires à l’endettement, aux menaces d’expulsion et à une instabilité permanente.
« Que vaut une loi qui n’est pas appliquée ? », s’interroge le MMLK dans sa lettre, estimant que l’existence d’un cadre légal ne suffit pas si celui-ci n’est pas effectivement respecté.
Quatre mesures demandées au gouvernement
Face à cette situation, le MMLK formule quatre principales propositions. La première porte sur l’application rigoureuse de la réglementation relative aux cautions. Le mouvement demande la mise en place de brigades de contrôle capables d’identifier et de sanctionner les bailleurs ou agences qui ne respecteraient pas les dispositions en vigueur.
Le MMLK plaide ensuite pour la création d’un véritable mécanisme de régulation des loyers. Il propose notamment l’établissement de barèmes officiels par quartier afin de limiter les pratiques spéculatives et de donner davantage de visibilité aux locataires.
Autre revendication : la création d’un dispositif gratuit permettant aux citoyens de signaler les abus. Le mouvement souhaite notamment l’ouverture d’un numéro vert et de guichets dédiés aux plaintes, avec la possibilité pour les victimes de dénoncer les pratiques abusives sans craindre d’éventuelles représailles.
Enfin, l’organisation appelle à accélérer la promotion du logement social afin d’élargir l’offre de logements accessibles aux ménages à revenus modestes.
Une campagne « Loyer Digne » lancée
Au-delà de son interpellation des pouvoirs publics, le MMLK annonce le lancement, à compter du 24 août 2026, de la campagne « Loyer Digne ». Cette initiative doit permettre au mouvement de recueillir les témoignages de citoyens confrontés aux difficultés liées au coût du logement et de suivre l’évolution du dossier.
Pour le MMLK, la question dépasse le simple rapport entre propriétaires et locataires. Elle touche directement aux conditions de vie et à la stabilité des familles.
En appelant le gouvernement à agir rapidement, le mouvement estime ainsi que l’accès à un logement décent doit demeurer compatible avec les capacités financières des ménages. La balle est désormais dans le camp des autorités, auxquelles le MMLK demande des mesures concrètes face à ce qu’il présente comme une urgence sociale.
Pour rappel, cette lettre ouverte, rendue publique le 24 août 2026, porte la signature du pasteur Edoh K. Komi, président national du MMLK.














