Forfaits, SIM, internet : l’ARCEP garantit plus de transparence

Le secteur des télécommunications au Togo connaît une transformation profonde. Sous l’impulsion de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), la protection des usagers s’intensifie. « Le consommateur est au cœur de la régulation », souligne l’institution, qui multiplie les initiatives pour instaurer des services plus équitables, transparents et accessibles.
Dès février 2026, de nouvelles dispositions viennent sécuriser les abonnés. Les volumes de forfaits voix et internet non consommés peuvent désormais être récupérés : dix jours pour les offres de courte durée et trente jours pour les formules plus étendues. Parallèlement, la durée de vie des cartes SIM inactives est prolongée de trois à six mois, garantissant le maintien du crédit sur le compte principal. Cette mesure s’avère particulièrement protectrice pour les usagers occasionnels et ceux résidant en zones rurales.
Autre avancée majeure : la facturation d’internet se fait désormais à l’octet, l’unité de mesure la plus fine. Le volume consommé correspond strictement au volume facturé, éradiquant toute approximation. Le Togo se distingue ainsi comme le seul pays de la sous-région à adopter ce standard, rejoignant toutefois la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso en matière de régulation de la validité des forfaits.
Sur le plan international, le roaming bénéficie d’une régulation favorable. Depuis octobre 2024, la réception d’appels entre le Togo et le Ghana est gratuite pendant 30 jours, avec des tarifs d’émission réduits. Des accords similaires existent avec le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, générant des économies tangibles pour commerçants, étudiants et transporteurs circulant dans l’espace Cedeao.
La qualité du service est également scrutée. L’Arcep effectue des campagnes de contrôle sur les réseaux 2G, 3G et 4G, sanctionnant les manquements. En juillet 2024, Moov Africa Togo fut condamné à une amende de 1,26 milliard de francs CFA pour insuffisance de disponibilité des services mobiles.
Ces réformes s’inscrivent dans un contexte de croissance soutenue : fin septembre 2025, le Togo comptait 8,69 millions d’abonnements mobiles, soit un taux de pénétration dépassant 100 %. L’objectif reste constant : encadrer le marché, garantir l’excellence des services et défendre les droits des consommateurs. Et la dynamique est loin d’être achevée, de nouvelles initiatives sont à prévoir.













