Gaz domestique : le MMLK réclame un tarif plus accessible aux ménages

Le prix du gaz domestique reste au cœur des préoccupations du Mouvement Martin Luther King (MMLK). À l’occasion du lancement du Mois du Consommons Local, le 1er octobre 2026, l’organisation dirigée par le pasteur Edoh K. Komi interpelle le gouvernement sur le coût du gaz au Togo et réclame une réforme du système d’échange des bouteilles.
Dans un communiqué publié le 1er octobre, le MMLK estime que le prix actuellement pratiqué au Togo demeure trop élevé pour les ménages. Le mouvement rappelle que le kilogramme de gaz domestique est vendu à 790 FCFA, un tarif maintenu notamment grâce à une subvention publique annoncée à 8,75 milliards de FCFA pour 2026.

Pour étayer son argumentaire, l’organisation compare la situation togolaise à celle de plusieurs pays de l’espace UEMOA. Au Bénin, le prix annoncé à compter du 1er octobre s’établit à 2 000 FCFA pour une bouteille de 3 kg, soit environ 666 FCFA le kilogramme, et à 4 500 FCFA pour 6 kg, soit 750 FCFA/kg. Le Burkina Faso affiche, selon les chiffres cités par le MMLK, 5 500 FCFA pour une bouteille de 12,5 kg, soit 440 FCFA/kg, tandis que la Côte d’Ivoire la commercialise à 6 500 FCFA, soit 520 FCFA/kg.
Au Togo, une bouteille de 12,5 kg revient ainsi à 9 875 FCFA au tarif de 790 FCFA/kg. Pour le MMLK, cet écart soulève une question de pouvoir d’achat, mais également d’environnement. L’organisation estime qu’un prix élevé du gaz peut inciter certains ménages à se tourner de nouveau vers le charbon de bois et le bois de chauffe, au détriment des efforts de réduction de la pression sur les ressources forestières.
Le problème des bouteilles entre marques
Le MMLK dénonce également ce qu’il considère comme une contrainte pour les consommateurs togolais : l’absence d’interchangeabilité commerciale des bouteilles entre les différentes marques.
Selon l’organisation, un détenteur d’une bouteille TOGOGAZ ne peut pas simplement remettre sa bouteille vide pour obtenir une bouteille pleine d’une autre marque agréée. Cette situation, affirme-t-elle, contribuerait à créer des tensions d’approvisionnement et favoriserait des pratiques spéculatives dans certains quartiers.
Le mouvement cite le Bénin, qui a instauré, selon son communiqué, un mécanisme d’interchangeabilité à compter du 1er octobre 2026.
Trois demandes au gouvernement
Face à cette situation, le MMLK formule trois principales revendications. Il demande d’abord une réduction du prix du gaz domestique à 650 FCFA/kg maximum, afin d’alléger la charge supportée par les ménages.
Le mouvement réclame ensuite l’interchangeabilité commerciale des bouteilles de gaz sur l’ensemble du territoire. Une bouteille vide de 6 ou 12,5 kg pourrait ainsi être échangée contre une bouteille pleine d’une autre marque agréée, selon le mécanisme souhaité par l’organisation.
Enfin, le MMLK appelle à la mise en place, durant le mois d’octobre, d’une opération spéciale de « Kit Gaz subventionné » destinée aux ménages vulnérables. L’objectif affiché est d’accélérer l’accès des populations à une énergie de cuisson présentée comme plus propre.
Pour le mouvement, le débat sur le gaz domestique dépasse donc la seule question des prix. Il touche directement au pouvoir d’achat, à l’accès à l’énergie et aux enjeux environnementaux. Le MMLK invite ainsi le ministère du Commerce à engager des échanges sur ces propositions.
« Le gaz n’est pas un luxe, c’est un produit de première nécessité et un instrument de lutte contre la déforestation », soutient l’organisation, qui entend maintenir la pression sur les pouvoirs publics durant ce Mois du Consommons Local.














