
Elie Kamano
L’alerte est vive à Genève. Le bureau des droits de l’homme de l’ONU presse les autorités guinéennes d’agir sans délai après la disparition inquiétante de plusieurs proches de l’artiste Elie Kamano, aujourd’hui en exil. L’Organisation réclame une enquête sérieuse, rapide et totalement indépendante. Elle insiste : ces personnes doivent être retrouvées et ramenées en sécurité, sans attendre.

Selon les informations recueillies, l’enlèvement est survenu tôt dimanche à Conakry. Deux fils du chanteur, deux de ses neveux tous mineurs ainsi qu’un cousin auraient été emmenés de force vers un lieu inconnu. Une affaire qui suscite émotion et inquiétude. L’ONU insiste sur le caractère urgent de la situation et demande aux autorités de garantir leur retour immédiat.
Dans son appel, le Haut-Commissariat demande aussi des éclaircissements sur le sort d’au moins cinq autres personnes considérées comme disparues. Parmi elles figurent les militants Foniké Mengué et Mamadou Billo Bah, l’ancien secrétaire général du ministère des Mines Saadou Nimaga et le journaliste Habib Marouane Camara. Pour l’ONU, leurs familles ont droit à la vérité.
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Au-delà de ces cas, le bureau onusien s’inquiète d’un climat de plus en plus pesant en Guinée. Depuis le coup d’État de septembre 2021, les organisations de défense des droits humains dénoncent des arrestations arbitraires, des intimidations et une pression croissante sur les voix critiques. Un recul jugé préoccupant, qui menace les libertés fondamentales.
L’affaire Kamano met une fois encore en lumière les dérives observées depuis plusieurs mois. L’ONU appelle les autorités à assumer leurs responsabilités. Ramener les disparus, informer les familles et garantir le respect des droits humains sont, selon elle, des étapes essentielles pour rétablir la confiance et apaiser les tensions.
Face à ces disparitions et à la montée des abus, l’ONU attend des gestes forts. Transparence, justice et protection des citoyens apparaissent aujourd’hui comme des impératifs pour éviter que la crise des droits humains en Guinée ne s’enracine davantage.












