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Habib Beye, l’homme du renouveau à l’OM

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Un vent de recomposition souffle sur l’Olympique de Marseille. Le 18 février, la direction phocéenne a officialisé la nomination de Habib Beye au poste d’entraîneur principal. Figure respectée du vestiaire marseillais entre 2003 et 2007, l’ancien capitaine succède à Roberto De Zerbi, dont l’éviction, entérinée une semaine plus tôt, a clos un chapitre devenu tumultueux.

Le contexte est délicat. Quatrième de Ligue 1, à cinq longueurs du podium, l’OM avance à pas comptés. Les performances, en dents de scie, ont nourri le doute. La gifle infligée par le Paris Saint-Germain (5-0) a agi comme un électrochoc, précipitant la fin de l’ère précédente. L’exigence marseillaise ne tolère ni l’approximation ni l’attentisme.

La tourmente n’a pas épargné l’organigramme. Un temps annoncé démissionnaire, Medhi Benatia a finalement été conforté dans ses fonctions de directeur du football. Le propriétaire américain Frank McCourt lui a accordé sa confiance, assortie de prérogatives élargies. Une volonté affichée de restaurer de la cohérence au sommet.

Dans cet environnement sous tension, le retour de Beye résonne comme un appel à l’identité. Son parcours « singulier » est salué par le club : joueur combatif devenu technicien ambitieux, passé par le Red Star puis le Stade rennais, et analyste affûté sur les plateaux télé. Un profil à la fois exigeant et fédérateur.

La feuille de route est limpide : reconquérir une place qualificative pour la Ligue des champions. Le top 3 ouvrirait la voie directe ; la quatrième place imposerait des barrages aléatoires. Malgré un effectif densifié, Marseille peine à imposer sa constance. Éliminé de la Ligue des champions au terme d’un scénario cruel, encore engagé en Coupe de France, le club doit réapprendre la maîtrise.

Beye prendra place sur le banc vendredi à Brest. Lui qui affirmait que « la crise fait parfois du bien à Marseille » sait l’ampleur de la tâche. Plus qu’un simple changement d’entraîneur, l’OM engage un pari sur le caractère et la rigueur. L’heure n’est plus aux discours, mais à la reconquête.