header image

IOMMa : Ralycia partage son expérience et ses ambitions

0
579

La Diva togolaise, Tchedre Essognim Reine alias Ralycia a animé jeudi 25 septembre 2025 une conférence de presse à l’Institut Français du Togo. L’artiste et entrepreneure culturelle y est revenue sur sa participation à la 11ᵉ édition du Indian Ocean Music Market (IOMMa), organisée en juin dernier à l’île de La Réunion. À travers ce rendez-vous, elle a partagé un retour d’expérience riche en enseignements et dévoilé ses ambitions pour renforcer la visibilité de la scène musicale togolaise, en particulier celle portée par les femmes.

M. Aziati Vinyo, Directeur de la Promotion des Arts et de la Culture, représentant le ministre de la Culture

Son intervention, en présence de M. Aziati Vinyo, Directeur de la Promotion des Arts et de la Culture, représentant le ministre de la Culture et du Tourisme, a réuni de nombreux acteurs culturels et professionnels des médias. Invité en tant que déléguée officielle de l’Institut Français du Togo, Ralycia avait représenté son pays à la 11ᵉ édition de l’IOMMa, tenue à La Réunion du 3 au 6 juin 2025, dans le cadre du programme Africa Creative Sounds.

Festival de Thiès : Momo Le Riche évoque une expérience interculturelle inoubliable

L’artiste a d’abord souligné la rareté des présences togolaises sur les grandes scènes internationales, rappelant l’urgence de professionnaliser l’écosystème musical local. « Ma participation à l’IOMMa a été une expérience très formatrice. J’y ai rencontré de nombreux professionnels et j’ai appris énormément sur l’organisation d’un festival, la programmation artistique et la manière d’améliorer ma propre scène musicale », a-t-elle déclaré. Pour elle, le Festival HALOU, qu’elle dirige, doit désormais prendre une dimension nouvelle et refléter l’ambition de toute une génération.

De cette expérience, Ralycia tire déjà des perspectives concrètes. Le festival HALOU, anciennement Voix de Femmes, sera transformé dès 2026 en un rendez-vous international, avec un accent particulier sur la professionnalisation des artistes féminins. La création d’un réseau national, le lancement d’une plateforme digitale et un plaidoyer auprès des institutions pour la mobilité artistique figurent parmi ses priorités. « Le Festival HALO était au départ un événement assez confidentiel. Grâce à l’expérience de l’IOMA, j’ai pris conscience de la nécessité de l’agrandir et de le structurer davantage », a-t-elle précisé.

Cette volonté d’élargissement se nourrit aussi de l’expérience des rencontres internationales. « J’ai pu échanger avec des organisateurs de festivals et d’autres acteurs venus du monde entier, recevoir des conseils précieux pour ma carrière musicale et pour le développement de mon festival », a-t-elle expliqué, avant d’exhorter ses pairs à saisir ces opportunités. « Il est essentiel de savoir ce que recherchent les publics et programmateurs ailleurs. Je veux encourager les Togolais à répondre à ces appels. »

Parallèlement, Ralycia a annoncé la restitution d’une résidence de création, Confluences Femmes, prévue à Kara le 25 octobre 2025. Fruit d’une collaboration avec l’artiste franco-camerounaise Dirane, ce projet vise à produire des œuvres portées par des voix féminines, autour de thématiques propres à leurs vécus. « Ce sera une nouvelle étape pour montrer ce que nous construisons, en musique comme en projet culturel », a-t-elle confié.

L’assistance

Enfin, l’artiste a tenu à exprimer sa gratitude envers l’Ambassade et le Consulat de France, l’Institut Français du Togo, ainsi que le ministère de la Culture et du Tourisme. Tous, a-t-elle souligné, contribuent à rendre possible l’émergence d’une scène artistique féminine plus forte et mieux reconnue. « Mon souhait est de voir la culture togolaise grandir et que le Festival HALOU devienne une véritable référence », a conclu Ralycia avec conviction.