header image

Jacques-Alaixys Romao, l’expérience qui défie le temps

0
610

Le football togolais traverse depuis plusieurs années une zone de turbulence, marquée par des échecs répétés, un déficit criant de fond de jeu et l’absence d’une véritable stabilité technique. Pourtant, dans ce contexte morose, une figure continue d’incarner la constance, la détermination et le respect du maillot national : Jacques-Alaixys Romao.

À 41 ans, le milieu défensif demeure l’un des piliers des Éperviers. Né le 18 janvier 1984 à L’Haÿ-les-Roses, Romao a débuté son aventure avec la sélection en 2005, avant de disputer trois Coupes d’Afrique des nations (2006, 2013, 2017) et surtout la Coupe du monde 2006, moment historique pour le football togolais. Là où d’autres ont raccroché depuis longtemps, lui continue d’honorer les convocations, sans jamais rechigner, faisant preuve d’une loyauté rare.

SWEDD+ : Plus de 100 000 kits scolaires pour les filles à travers le Togo

Son secret réside sans doute dans l’alliance entre humilité et abnégation. Convaincu par son père de défendre les couleurs du Togo, Romao a toujours mis son expérience au service de la nation, sans bruit ni éclat inutile. Dans un collectif souvent vacillant, il est resté ce point d’ancrage au milieu de terrain, puissant dans les duels, rigoureux dans la récupération, et respecté par ses pairs. Sa longévité, vingt ans après ses débuts internationaux, force l’admiration et interroge sur la juste reconnaissance de son parcours.

Ne mériterait-il pas une distinction plus forte, au-delà des ovations et du maillot commémoratif reçus récemment ?

La question de son jubilé s’impose presque naturellement. Organiser une telle célébration permettrait non seulement de saluer une carrière exemplaire, mais aussi de réconcilier le public avec une équipe nationale en manque de repères. Romao, le « maestro » comme aiment l’appeler les supporters, mérite d’être honoré devant un stade plein, où se croiseront ceux qui l’ont vu émerger et la nouvelle génération qui le découvre encore à 41 ans.

Aussi, décorer un tel joueur par une distinction symbolique de l’État permettrait non seulement de consacrer son engagement sans faille, mais aussi d’envoyer un signal fort aux jeunes générations sur la valeur du sacrifice, de l’humilité et de la persévérance au service du drapeau.

CDM 2026 : Gianni Infantino salue la qualification historique du Maroc

Dans un football togolais qui peine à se reconstruire, Jacques-Alaixys Romao apparaît comme une exception. Plus qu’un joueur, il est devenu un symbole de fidélité et de résistance, rappelant que malgré les échecs collectifs, certaines figures continuent de porter haut la dignité du maillot.