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Lomé, hub africain du commerce et de l’investissement

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Lomé confirme son rôle de capitale du dialogue économique africain. Pour la première fois, le Forum sur le commerce et l’investissement entre le Royaume-Uni et l’Afrique de l’Ouest et du Centre (WCAF IV) s’est tenu sur le sol africain. Le Togo en a été l’hôte. L’événement, ouvert à l’Hôtel 2 Février par le Président Faure Essozimna Gnassingbé, a réuni des délégations venues de tout le continent et du Royaume-Uni, sous la conduite de Ben Coleman, envoyé spécial du Premier ministre britannique.

Dès son discours d’ouverture, Faure Gnassingbé a donné le ton. Il a salué le « déplacement symbolique » du forum vers l’Afrique, signe d’un tournant majeur dans la relation entre Londres et l’Afrique francophone. « Ce forum n’est pas un simple changement de décor, mais un déplacement du centre de gravité d’un partenariat qui s’enracine désormais dans la réalité africaine, dans son énergie, sa jeunesse et son ambition », a-t-il déclaré.

Le Président du conseil a rappelé les progrès du Togo. Selon lui, le pays est devenu un carrefour économique et logistique régional. Une position gagnée grâce à des réformes ambitieuses, à la stabilité politique et à d’importants investissements dans les infrastructures. « Lomé se situe au point de rencontre entre ces deux mondes. Et le Togo incarne cette Afrique qui s’ouvre et qui relie », a-t-il affirmé. Il a invité les investisseurs britanniques à miser sur des projets industriels, technologiques et créateurs de valeur locale.

Faure Gnassingbé a ensuite évoqué la nécessité de bâtir des chaînes de valeur intégrées. Il faut, selon lui, relier « le champ au marché, le producteur à la transformation, l’idée à l’innovation ». Le développement africain repose sur des infrastructures productives et inclusives. Il a encouragé des partenariats solides entre entreprises africaines et britanniques, axés sur le capital, la formation et la technologie. « Investir dans les PME africaines aujourd’hui, c’est le pari le plus rentable sur l’avenir du continent », a-t-il insisté.

Le président du conseil a également placé la croissance verte et la révolution numérique au centre de ses priorités. Il a appelé à une double transition énergétique et digitale pour construire une économie durable et équitable. « Chaque ferme solaire, chaque fintech ou ville intelligente doit être un investissement dans la jeunesse, dans les femmes et dans la cohésion sociale », a-t-il martelé. Le Togo, a-t-il ajouté, veut être un modèle d’innovation et d’ouverture régionale.

Faure Gnassingbé a aussi plaidé pour une Afrique francophone plus intégrée et compétitive. Il a insisté sur l’importance de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Pour lui, les « infrastructures invisibles » transparence, fluidité administrative, clarté réglementaire valent autant que les ports ou les routes.

Faure Gnassingbé a invité les investisseurs britanniques à s’intéresser aux « frontières de la croissance africaine » : l’économie verte, la transformation locale, la finance digitale et les industries créatives. Une coopération nouvelle, basée sur la création de valeur et la confiance mutuelle, plutôt que sur l’assistance.

« Ensemble, nous allons transformer nos ressources en richesses, nos projets en prospérité et notre coopération en avenir partagé », a conclu Faure Gnassingbé. Lomé s’impose plus que jamais comme une passerelle entre l’Afrique francophone et le Royaume-Uni, symbole d’une Afrique confiante, ambitieuse et maîtresse de son destin.