Lomé : une dispute autour d’un butin suspect conduit à l’arrestation de trois présumés escrocs

La quête effrénée de gains illicites a une nouvelle fois révélé ses dérives. À Attigancopé, dans le canton de Sanguéra (Lomé), une querelle particulièrement violente entre membres présumés d’un réseau de cyberescroquerie a mis au jour un système frauduleux aux ramifications inquiétantes. Trois individus soupçonnés d’être impliqués dans diverses opérations d’arnaque en ligne ont été interpellés par les éléments de la gendarmerie nationale à la suite d’un différend portant sur le partage d’une somme d’argent dont l’origine serait frauduleuse.
Les faits remontent à la nuit du 8 juin 2026. Selon les informations recueillies, une altercation a éclaté entre plusieurs membres du groupe à propos de la répartition d’un important montant d’argent. Les éclats de cette dispute, qui ont perturbé la quiétude du voisinage, ont rapidement attiré l’attention des riverains. Alertées sans délai, les forces de sécurité se sont rendues sur les lieux et ont procédé à l’interpellation de deux suspects. Les investigations menées dans la foulée ont permis de localiser et d’arrêter un troisième complice deux jours plus tard.
Les premiers éléments de l’enquête laissent apparaître l’existence d’un réseau structuré spécialisé dans la cybercriminalité. D’après les enquêteurs, les individus mis en cause recouraient à des procédés sophistiqués destinés à tromper la vigilance de leurs victimes. L’une des méthodes privilégiées consistait à usurper l’identité d’agents de sociétés de téléphonie mobile afin d’obtenir frauduleusement des codes d’accès à des comptes de monnaie électronique. Une stratégie redoutable qui permettait aux escrocs de prendre le contrôle de fonds appartenant à des particuliers.
Les suspects auraient également développé une autre forme d’escroquerie exploitant les espoirs d’émigration de nombreuses personnes. En utilisant de faux profils sur les réseaux sociaux, ils promettaient à leurs interlocuteurs des opportunités d’installation en Europe, présentées comme sûres et rapides. Sous prétexte de démarches administratives, de frais de dossier ou encore de coûts de voyage, les victimes étaient invitées à effectuer divers versements financiers. Une fois les sommes encaissées, les prétendus facilitateurs disparaissaient, laissant leurs victimes sans recours et sans perspective de départ.
Les perquisitions effectuées aux domiciles des mis en cause ont permis la saisie d’un important matériel susceptible d’avoir servi à leurs activités frauduleuses. Les gendarmes ont notamment découvert plusieurs téléphones portables, une quantité significative de cartes SIM provenant d’opérateurs nationaux et étrangers, ainsi qu’un ordinateur portable. Une certaine quantité de cannabis a également été retrouvée sur les lieux.
L’enquête se poursuit afin d’évaluer l’étendue réelle des activités du réseau, d’identifier d’éventuels complices et de recenser l’ensemble des personnes ayant pu être victimes de ces manœuvres frauduleuses. Cette affaire rappelle une fois de plus la nécessité d’une vigilance accrue face aux multiples formes d’arnaques numériques qui se développent à mesure que les technologies de communication gagnent du terrain.














